Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
2 Novembre 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
La hausse des taux se poursuit en novembre, mais les barèmes ne disent plus tout : pour obtenir leurs meilleures conditions, les emprunteurs doivent désormais convaincre. D’après l’alerte presse de Meilleurtaux du 29 octobre 2026, le taux moyen atteint 3,80 % sur 25 ans.
- Barèmes : environ 20 points de plus en quelques semaines, au-dessus de 4 % en général.
- Taux moyens négociés : 3,50 % sur 15 ans, 3,70 % sur 20 ans, 3,80 % sur 25 ans.
- Hausse réelle : environ 25 points en un mois, négociations comprises.
- Durée moyenne : plus de 23 ans.
- Taux d’usure : 5,40 % pour les prêts de 20 ans et plus.
Des barèmes en hausse, surtout dans les grandes banques
Les barèmes des banques partenaires de Meilleurtaux ont de nouveau progressé ces dernières semaines, d’environ 20 points en moyenne. Ils dépassent généralement 4 %. Le mouvement est plus net dans les grandes banques nationales. Les établissements régionaux, davantage en recherche de clients et disposant d’une capacité de financement en fonds propres, le répercutent un peu moins.
Décote : les banques demandent plus d’arguments
Obtenir un taux inférieur au barème suppose désormais un dossier mieux argumenté : niveau d’apport, épargne résiduelle, stabilité et perspectives des revenus pèsent davantage dans la décision. Selon Maxime Chipoy, porte-parole de Meilleurtaux, la hausse réellement subie atteint ainsi environ 25 points en un mois, barèmes et négociations réunis (analyse des taux de novembre 2026).
Les moyennes du mois restent à lire avec prudence. Les dossiers qui aboutissent sont portés par des profils nettement plus solides qu’au cours de l’été, ce qui avantage les ménages aux revenus confortables, capables de reconstituer vite une épargne après l’achat. Pour les autres, la préparation du dossier devient déterminante, en particulier pour les primo-accédants.
Ce que la hausse change sur une mensualité
Maxime Chipoy chiffre l’effet sur un emprunt de 220 000 euros sur 22 ans, hors assurance. En passant de 3,55 % à 3,80 %, la mensualité grimpe de 1 202 à 1 231 euros, soit une trentaine d’euros de plus et près de 7 700 euros d’intérêts supplémentaires sur la durée. Face aux taux de la rentrée, le surcoût dépasse 46 euros par mois et 12 200 euros sur l’ensemble du crédit immobilier.
La durée des prêts s’allonge dans le même temps. Elle dépasse désormais 23 ans, contre 22 ans et un mois en début d’année, et se rapproche de la limite de 25 ans fixée par les critères du HCSF.
Taux d’usure : les petits projets en première ligne
Comme annoncé le mois dernier, le taux d’usure, à 5,40 % pour les prêts de 20 ans et plus, commence à bloquer des dossiers. Les projets aux montants modestes sont les premiers touchés, notamment dans le nord et l’est de la France. Sur un petit emprunt, les frais fixes, comme les frais de dossier bancaires ou les frais d’intermédiaires, pèsent plus lourd dans le TAEG, qui franchit alors plus facilement le seuil légal.