L’inflation menace le pouvoir d’achat de la population, c’est dans la logique des choses. C’est ce que les ménages français sont en train de subir à en croire les chiffres publiés dernièrement par l’Insee. Les prix à la consommation ont en effet augmenté de 2, 3% en un an, provenant principalement de la hausse du coût d’énergie et des produits frais. 2,3%, c’est l’accélération de l’inflation sur un an constaté en France, si l’on compare les prix à la consommation de juillet 2017. Les analystes accusent le prix de l’énergie et des produits frais d’avoir causé cette hausse flagrante. Et la tendance n’est pas prête de fléchir, à en croire les chiffres transmis tout récemment par l’Insee. À l’heure où Matignon communique son budget pour cette année, la croissance du pays pourrait bien encore reculer. Sans parler que certains ménages appréhendent les impacts de ces décisions gouvernementales sur leur propre trésorerie. Toujours est-il que le rééquilibre du budget des ménages fragilisés fait partie des projets de l’État. Une sérieuse menace sur le pouvoir d’achat des Français Les chiffres communiqués par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ne sont pas des plus prometteurs pour les ménages français. En effet, leur pouvoir d’achat s’est nettement effrité tout le long de l’année à cause de la hausse des prix à la consommation qui s’élevait à hauteur de 2,3% entre juillet 2017 et juillet 2018. Et ce n’est pas près de s’arrêter, car l’on prévoit encore à une progression de 1,6 point en matière d’inflation pour cette année. Selon les analystes, l’explosion du prix de l’énergie (+14,3%) et l’augmentation de 6,3% de celui des produits frais y sont pour beaucoup. Encore faut-il s’attendre à une baisse de la croissance, qui se retrouvera à 1,7 contre 1,9 auparavant. Une tendance baissière maintenue depuis 2017. Il faut savoir que la population appréhende déjà les répercussions du budget de l’État pour l’année 2018. Les familles fragiles financièrement et les retraités se trouvent en effet en première ligne dans la liste de ménages menacés par les décisions gouvernementales. L’indexation sur l’inflation de la révision des allocations familiales, des Aides Personnalisées au Logement et des pensions de retraite ne seront plus d’actualités. À titre d’indication, ces types de soutien n’auront augmenté que de 0,3 point alors que la hausse de la CSG (Contribution sociale généralisée), en vue de l’optimisation du financement de la Sécurité sociale, a déjà rendu les charges des ménages modestes, surtout les retraités, plus lourdes. Des compensations en contrepartie Le budget présenté par Matignon contient aussi des projets favorables visant à équilibrer le budget des ménages les moins aisés. L’État prévoit, par exemple, de réduire progressivement la taxe d’habitation, mais également d’octroyer diverses aides aux citoyens défavorisés, entre autres les adultes handicapés. Ce n’est toutefois pas sans inconvénient. Le mois dernier, le journal Le Figaro a évoqué un certain risque encouru par les locataires sur le long terme. Ce qui a été observé en outre-Rhin quand les Allemands ont subi une hausse sur leur loyer suite à la suppression de la taxe d’habitation. L’explication est simple : les propriétaires sont plus tentés d’augmenter leurs tarifs quand le nombre de familles pouvant se permettre de payer des logements plus chers s’accroit. Si le gouvernement essaie de faire amende honorable, c’est sans compter sur certains partis qui s’opposent vivement à l’inflation, qualifiant le nouveau budget d’austère, voire d’ « antisocial » du fait qu’il est, d’un premier abord, plus favorable aux plus riches. Les plus démunis, en revanche, ne pourront que recourir au rachat de crédits pour éviter de se surendetter.