La région de l’Île-de-France ne fait pas exception à la crise du système de santé français

vue de paris avec tour eiffel

Le système de santé français n’a eu de cesse de s’évoluer ces dernières années, et ce, grâce à la mise en œuvre de mesures innovantes. Il n’empêche que l’offre de soins s’est quelque peu dégradée. Une situation qui s’expliquerait notamment par la pénurie de moyens. Une problématique qu’ont récemment confirmée les auteurs du premier baromètre de la santé en Ile-de-France.

Les Français seraient parmi les mieux lotis en termes de santé, à en croire l’OCDE. Sa dernière étude ayant révélé que le pays se trouve en 3ème position dans le classement des restes à charge des patients les plus abordables. Pourtant, une grande proportion de la population continue à renoncer à des soins. En Île-de-France, notamment, où l’on relève plus de quatre personnes sur dix à l’avoir déjà fait.

En effet, cette région connait depuis cinq ans une poignante rétrogradation du système. Et ce, en dépit de la très forte densité de l’offre. Plusieurs motifs peuvent en être l’origine, entre autres l’inaccessibilité croissante de certains personnels soignants. Mais aussi l’absence de couverture maladie complémentaire qui concerne près d’un Francilien sur six.

La non-détention d’une assurance complémentaire demeure problématique

L’Île-de-France se trouve être la région la plus dense en matière d’offre de santé dans toute la France. Cette capacité n’exclut pas pour autant cette agglomération, qui regroupe 12 millions d’habitants, de la crise du système qui touche actuellement le pays. Les difficultés d’accès aux soins sont même en train de s’aggraver.

Afin de mieux comprendre le contexte, le Parisien, l’association Cosem et l’institut Ipsos se sont donné la main pour l’élaboration d’un premier baromètre des patients et de la santé dédié à cette région. 1 102 Franciliens majeurs, représentatifs de la population, ont alors fait l’objet d’une enquête en ligne durant deux semaines (du 25 octobre au 8 novembre 2019).

Les résultats ont été on ne peut plus clairs : 54% des sondés ont vécu un parcours de soins de plus en plus difficile au cours des cinq dernières années si bien que 44% ont même dû y renoncer.

Une situation quelque peu contradictoire, compte tenu de la place qu’occupe le pays à l’échelle mondiale, dans la dernière étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) concernant le reste à charge des patients le plus faible.

Cela, du fait, de la réforme 100% Santé qui, appliquée progressivement depuis l’an dernier, vise à supprimer d’ici 2021 le reste à charge sur bon nombre d’interventions optiques, dentaires et auditives.

Quoi qu’il en soit, de nombreux ménages ne disposent toujours pas d’une complémentaire santé. Ce qui les empêche de jouir du dispositif. Pour être exact, 15% des résidents de l’Île-de-France en sont démunis, dont la plus forte proportion est représentée par les moins de 35 ans.

Une détérioration inquiétante du système de soins

Durant l’enquête, un Francilien sur trois a évoqué le budget santé trop élevé comme la raison pour laquelle il a dû reporter à plus tard les soins dont il a besoin. Mais au-delà du reste à charge, la dégradation du système a été également pointée du doigt, notamment par 48% des sondés. À savoir, 55% d’entre eux sont âgés entre 35 et 59 ans. Pour 5% des patients, cette détérioration du service se reflète par :

Un manque d'écoute et de considération de la part du professionnel de santé.

Par ailleurs, les divers événements énumérés par les chaînes d’actualité sont pour le moins explicites :

  • Décès pour cause de mauvaise prise en charge ;
  • Pétitions et démissions de médecins ;
  • Manifestations d’infirmières ;
  • Fermetures de services ;
  • Déserts médicaux.

Ce dernier point est même devenu le premier motif de renoncement aux soins en région francilienne. En effet, pas moins de 40% des patients ont préféré mettre au second plan les consultations médicales en raison d’un délai d’attente trop long avant d’obtenir un rendez-vous. Tandis que 25% ont été obligés d’interrompre des soins en cours.

D’autant que les praticiens sont de moins en moins disponibles en soirée ou en week-end. Sans oublier leur refus de s’occuper d’un nouveau dossier. Les professionnels les plus concernés sont notamment :

  • Les dentistes et prothésistes dentaires (54%) ;
  • Les généralistes (46%) ;
  • Les dermatologues (40%) ;
  • Les ophtalmologues (35%) et les spécialistes en appareils optiques (32%) ;
  • Le personnel paramédical (32%) ;
  • Les gynécologues (30%).

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