Bercy veut renforcer l’encadrement des mini-prêts à la consommation

analyse de grpahiques

Les plateformes de prêt « instantané » se multiplient sur Internet, facilitant l’obtention d’une somme pouvant atteindre 1 000 euros. Mais si ces solutions dépannent à court terme, leurs taux d’intérêt, qui grimpent parfois jusqu’au 20 % peuvent, sur la durée, alourdir l’endettement des emprunteurs. Les autorités souhaitent aujourd’hui renforcer l’information des consommateurs.

Des mini-prêts non conformes aux dispositions réglementaires

Depuis le début de la crise sanitaire, les mini-crédits instantanés explosent. Ce phénomène inquiète Bercy,

ImportantCar ce type de financement n’est pas soumis aux dispositions de la loi Lagarde sur le prêt à la consommation.

En effet, ils se remboursent en trois mois au maximum et le montant des intérêts et frais y afférents est considéré comme « minime ». D’après le ministère de l’Économie,

De nombreux acteurs auraient profité de ce vide juridique pour se lancer sur ce marché.

Or, ces derniers ne respecteraient pas la réglementation en vigueur. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dénonce

L’absence de présentation claire des taux d’intérêt.

L’association de consommateurs UFC-Que choisir pointe du doigt les « pratiques commerciales douteuses » de Bling, Cashper ou encore Floa Bank avec son partenaire Lydia, lesquels sous-entendraient que la souscription d’un crédit est dépourvue de risque. Même les personnes fichées à la Banque de France y ont accès sans que son banquier en soit notifié.

Des milliers de prêts auraient ainsi été signés l’an dernier, et les mini-crédits représentent d’ailleurs aujourd’hui une part conséquente des revenus de ces établissements. L’application de paiement Lydia, qui travaille désormais aussi avec Younited Credit, table sur 30 % dans les années à venir. Tous affirment afficher clairement les conditions financières de leur offre et se défendent de tout frais caché.

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Les ménages fragiles menacés de surendettement

Philippe Chassaing, élu de Dordogne, inclut ces fournisseurs de mini-prêts dans son étude sur le surendettement commandée par le Premier ministre. D’après ce député,

Les taux d’intérêt pouvant atteindre 20 % génèrent un coût final exorbitant pour les emprunteurs.

Philippe Chassaing

Il se bat ainsi pour des critères d’octroi stricts.

La Banque de France aussi préfère anticiper l’impact de ces crédits sur le surendettement, qui reste pour l’instant contenu grâce aux aides publiques et à des solutions comme le rachat de crédits. Les autorités redoutent que

Leur accumulation entraîne les souscripteurs dans la spirale du surendettement, en particulier dans le cas de ménages modestes, voire en situation de précarité financière.

L’UFC-Que choisir avait déjà alerté en fin d’année 2020 sur le risque d’une vague d’impayés à partir de cette année.

Le ministère de l’Économie est sur le pied de guerre et affirme que les autorités veulent un encadrement plus sévère de ces financements. Malgré les dénégations des prêteurs, Bercy soutient que

Les clients n’ont pas une visibilité claire du coût de leur mini-prêt et a annoncé l’inclusion de la réglementation des mini-prêts dans la directive européenne sur les crédits à la consommation, attendue cet été.
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