En cette période de confinement, les Français retiennent leur souffle, dans tous les sens du terme. Cloitrés chez eux, ils ne s’autorisent que de rares moments de sortie, dans leur jardin ou pour aller faire des courses essentielles. Et aujourd’hui, d’autres préoccupations apparaissent. Certains se projettent vers la période d’après-crise, mais l’avenir s’annonce encore nébuleux. Des préoccupations financières Tout le monde se souvient de la tension qui régnait lorsque la crise des « Gilets jaunes » était à son paroxysme. En ce temps-là, les Français s’inquiétaient déjà de la baisse de leur pouvoir d’achat. Les violences qui en ont découlé ont plongé le pays dans un chaos, dont il a eu du mal à se libérer. Les cicatrices de cette crise se sont à peine refermées qu’une autre, encore plus grave, a fait son apparition. Cette fois-ci, il ne s’agit plus d’une divergence d’opinions entre le peuple et le pouvoir en place, mais d’une pandémie qui a vite fait de paralyser le pays tout entier. Même si aujourd’hui l’inquiétude qui prédomine est d’ordre sanitaire, plus de deux tiers des Français s’interrogent sur les répercussions qu’aura le confinement sur leurs finances. La baisse des revenus est une réalité pour les ménages et, par voie de conséquence, leur pouvoir d’achat, qui venait à peine de trouver un second souffle grâce aux mesures adoptées, n’en sortira pas indemne. Selon un sondage récent, 68 % des Français partagent cette inquiétude. Important Cette crainte est légitime puisque la quasi-totalité des analystes économiques s’accorde à dire que, de manière inéluctable, cette crise sanitaire sera suivie d’une crise économique et financière, surement plus grave que celle de 2008. De plus, la durée du confinement, et de surcroit celle de l’arrêt des activités professionnelles, demeure un mystère. Mais plus elle sera longue, plus le risque de récession sera élevé. Un mauvais cap à passer, mais un passage à oublier Pour autant, nombreux sont les Français qui gardent le moral en ces temps troubles. Pour 53 % d’entre eux, Le plus dur sera de survivre à la crise. S’ils y arrivent, certes ils feront face à des difficultés, mais la vie finira par retrouver son cours normal. Lorsque le confinement touchera à sa fin, à l’image des entreprises qui adopteront des plans de relance, beaucoup de ménages vont s’atteler à assainir leur situation financière, par exemple en réduisant l’importance de leurs dettes par l’intermédiaire d’un regroupement de crédit. Mais pour l’instant, 86 % des Français confinés refusent de se projeter aussi loin, préférant se concentrer sur leurs problèmes quotidiens et prendre soin de leurs proches.