Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
17 avril 2023 .
Temps de lecture :
2 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Les infos à retenir
Taux affichés au 6 avril 2023 - National :
| Excellent | Très bon | Bon | |
|---|---|---|---|
| 7 ans | 2,37 % | 2,71 % | 2,98 % |
| 10 ans | 2,5 % | 2,77 % | 3 % |
| 15 ans | 2,73 % | 2,97 % | 3,18 % |
| 20 ans | 2,95 % | 3,07 % | 3,29 % |
| 25 ans |
3,05 % | 3,17 % | 3,39 % |
Source Meilleurtaux - Taux moyens hors assurance
- Les taux poursuivent leurs remontées mois après mois
- Des hausses comprises entre +0,10% et +0,30% selon les durées et les établissements
- Ils s’établissent en moyenne autour de 3,29% sur 20 ans et 3,39% sur 25 ans.
- Pour rappel, nous étions autour de 1,30% il y a un an !
Taux directeurs

L’écart entre les taux directeurs et les taux d’emprunt devient plus raisonnable pour les établissements bancaires même s’il est toujours insuffisant pour permettre aux banques de reconstituer leurs marges, les OAT s’affichant autour de 2,80 début avril après avoir frôlé les 3,30% mi-mars.explique Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.
Parallèlement la nouvelle périodicité de révision du taux d’usure redonne clairement de l’air entre le taux nominal et le TAEG. Cependant le plafond n’est pas atteint.ajoute-t-elle.
En effet, les taux d’emprunt des crédits aux particuliers devraient être encore plus élevés si les banques n’amortissaient pas la hausse des taux auxquels elles-mêmes empruntent. Malheureusement puisque ces dernières ne gagnent presque rien sur les crédits immobiliers, elles prêtent en conséquence peu ; il est donc compliqué d’obtenir un accord de prêt, en tous cas beaucoup plus difficile qu’il y a un an.
Quid des prix de la pierre ?
Parallèlement, force est de constater que les prix de l’immobilier n’ont pas ou presque pas baissé et les derniers chiffres publiés par les différents professionnels de l’immobilier montrent que nous sommes bien loin d’un effondrement des prix qui viendrait compenser la hausse des taux d’emprunt.
Conclusion
Face à des taux qui continuent de grimper et des prix qui ne baissent pas ou très peu, le marché de l’immobilier ralentit fortement comme nous l’avions largement annoncé depuis plusieurs mois. Le gouvernement semble désormais vouloir accorder une certaine vigilance à ce point et notamment aux règles émises par le HCSF qui clairement compliquent fortement l’accès au crédit. Reste à savoir maintenant qu’elles seront les pistes envisagées sachant qu’il semble indéniable que la règle du 35% d’endettement maximum ne peut s’appliquer à l’identique pour tous et notamment pour les investisseurs locatifs.conclut Maël Bernier.