Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
1 janvier 2026 .
Temps de lecture :
3 min
En ce début d’année 2026, la question que tout le monde se pose : où vont les taux de crédit immobilier ? Après deux années de fortes turbulences, la tendance semble se stabiliser. Et c’est une bonne nouvelle.
Aujourd’hui, le scénario central que retiennent la majorité des experts, c’est celui d’une stabilisation des taux fixes autour de 3,3 à 3,5 % sur 20 ans. C’est un niveau plus élevé qu’en 2021, certes, mais on revient finalement à des taux comparables à ceux qu’on connaissait entre 2010 et 2015. Autrement dit, on est loin d’un niveau de crise.
Pourquoi cette stabilisation ? D’abord, parce que l’inflation en zone euro reste légèrement au-dessus de l’objectif des 2 % fixé par la Banque centrale européenne (BCE). Résultat : la BCE maintient ses taux directeurs à un niveau élevé.
Ensuite, les taux des obligations d’État françaises à 10 ans les fameuses OAT restent au-dessus de 3,4 %, ce qui pèse sur le coût de l’argent pour les banques. Mais les banques françaises sont là. Elles veulent continuer à financer les projets immobiliers. Et pour cela, elles acceptent de rogner sur leurs marges, en proposant des taux parfois inférieurs à ce que les marchés obligataires pourraient laisser penser. C’est un vrai signal de confiance.
Il faut aussi rappeler que les taux immobiliers ne dépendent pas uniquement des OAT. Ils sont le fruit d’un équilibre entre les taux de la BCE, le coût de refinancement entre banques comme l’Euribor et la concurrence entre établissements. Et cette concurrence, elle est bien là. Les banques se battent pour attirer les bons profils.
Côté marché, on revient aussi à des volumes de transactions plus sains. En 2025, on a enregistré environ 920 000 ventes dans l’ancien. Pour 2026, on s’attend à une dynamique similaire, autour de 950 000 ventes. Ce niveau s’inscrit dans la moyenne des dix dernières années, ce qui confirme que le marché retrouve une forme de normalité, après les à-coups des années précédentes. C’est un signe que le marché reste actif, malgré des taux plus élevés.
Alors bien sûr, ce scénario central reste valable sauf surprise. Un choc géopolitique, une flambée de l’inflation ou une crise budgétaire pourraient rebattre les cartes. Mais à ce stade, tous les indicateurs pointent vers une stabilité maîtrisée.
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