La convention entre les pharmaciens et les partenaires sociaux bientôt conclue

deventure pharmacie

Cette convention pharmaceutique risque de changer le métier des pharmaciens français une fois conclue. Elle permettrait en effet d’étendre le champ d’intervention de ces professionnels de santé dans le parcours de soins. Ils pourront participer au dépistage de certaines maladies, à l’injection des vaccins ou à l’accompagnement à domicile. Leur rémunération est l’objet des concertations actuelles.

Les décisions prises à l’issue des négociations entre les parties prenantes sont attendues. Les discussions sont menées entre l’Assurance maladie, les structures en charge des complémentaires santé et les professionnels en officines. L’échange se focalise sur le rôle de ces derniers dans le parcours médical des patients français et leur rémunération dans ce cadre. Les partenaires sociaux souhaitent en effet élargir le cadre de compétences des pharmaciens, pour la vaccination ou le dépistage. La Haute Autorité de Santé s’est exprimée sur une partie des projets et a donné son approbation. Il faut cependant définir le coût des prestations et les négociations prennent parfois du temps.

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6 euros pour le dépistage du cancer

De nombreux patients pourront bénéficier de l’accord discuté entre les pharmaciens et les organismes sociaux. C’est le cas des personnes qui doivent poursuivre les soins à domicile après une hospitalisation. Les pharmaciens pourront en effet prendre le relais pour leur fournir les médicaments dont ils ont besoin. Leur rémunération sera fixée dans la convention pharmaceutique qui verra le jour prochainement.

L’accord prévoit également la participation de ces professionnels au dépistage des cystites ou des cancers colorectaux. Ils devraient pouvoir facturer la prestation à 6 euros. Sur cette somme, 1 euro sera dédié à l’achat du matériel. Ils devraient aussi être payés lorsqu’ils accompagnent les femmes enceintes leur indiquant les interactions médicamenteuses à risque.

Les échanges menés portent sur une prise en charge des soins cités par l’Assurance maladie et les organismes de mutuelle. Pour les pouvoirs publics, l’enjeu reposerait sur l’intégration des nouveaux logiciels métiers répondant aux normes « Ségur du numérique ». L’objectif serait de les déployer auprès de tous les professionnels de santé. Les officines devraient en être dotées fin 2022. Les pharmaciens qui l’adoptent seront rémunérés au même titre que le concepteur du logiciel. Le paiement se fera sur la base du forfait annuel inclus dans les objectifs de santé publique (OSP).

La distribution des antibiotiques à l’unité fait aussi partie des sujets mis en avant au cours de cette concertation. Les officines devraient recevoir une compensation financière en contrepartie. Elles restent néanmoins perplexes.

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Réaliser tous les vaccins en officine

Le cas des maladies cardiovasculaires et du dépistage du diabète serait examiné en 2023. Ces prestations impliqueraient en effet des enjeux financiers importants. Les organismes sociaux souhaiteraient s’attarder sur le modèle économique des pharmacies à l’occasion, perturbé par la pandémie du Covid-19.

D’ailleurs, il convient de rappeler qu’elles participent activement à la lutte contre l’épidémie. Les pharmaciens ont été sollicités pour l’injection des vaccins. Une mission qui devrait se poursuivre, et même s’étendre. Les autorités prévoient de leur donner la possibilité d’administrer tous les vaccins proposés en France. Et ce, pour les patients à partir de 16 ans. Seuls les vaccins contre la rage et le méningocoque B ne sont pas concernés.

L’injection en pharmacie serait possible pour les patients qui possèdent un bon de l’Assurance maladie. La rémunération serait identique à celle des médecins, à 9,60 euros. Il peut toutefois arriver que le pharmacien n’effectue aucune prescription. C’est le cas pour les patients qui s’y présenteraient avec une prescription médicale ou un bon de l’Assurance maladie. La prestation serait alors facturée à 7,50 euros. Le prix inclut l’enregistrement des données sur le carnet de santé numérique national.

Des avancées ont été réalisées dans les négociations et un financement de 120 à 180 millions d’euros est prévu. Il resterait la question de la prise en charge des boîtes de médicaments de grande contenance. L’Assurance maladie aurait suggéré une majoration en échange d’une baisse des honoraires. Si adoptée, la convention pharmaceutique devrait entrer en vigueur en octobre 2022.

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