Prudence des candidats de droite sur la réforme de la santé

debat sur la sante

Le député Les Républicains a soumis " santé 2017 " aux représentants de la droite. Les résultats de ce débat dévoilent que ces derniers ne semblent pas prêts à donner de leur avis.

Bernard Accoyer, député Les Républicains et ex-président de l'Assemblée, avec Jean-Michel Dubernard, ancien président de la commission des Affaires sociales, ont tenu une réunion avec les représentants des cinq principaux candidats à la primaire de droite.

À l'ordre du jour, la présentation de la plateforme de propositions " santé 2017 ". Les ténors de la droite présents furent Jean-François Copé qui a fait le déplacement, Nicolas Sarkozy était représenté par Philippe Juvin, Alain Juppé par Jean Léonetti, François Fillon par Dominique Stoppa-Lyonnet et Bruno Le Maire par Arnaud Robinet.

Réticence des candidats sur l'amendement parlementaire

L'idée de Nicolas Sarkozy concernant la réduction des remboursements pour les patients qui ne respectent pas le parcours de soins ne semble pas convaincre Alain Juppé. Durant cette réunion, les candidats penchent tous pour une revalorisation financière des médecins.

Un plus pour les généralistes qui viennent d'obtenir 2 euros de revalorisation. Jean-François Copé déclare même qu'" il faut remettre les médecins en haut du podium ". Par contre, aucun candidat n'apporte un soutien à l'amendement parlementaire sur le conventionnement sélectif adopté récemment.

Pour cause, ces derniers pensent qu'il ne sera pas en mesure de résoudre le problème des zones sous effectif en médecins. En outre, les états-majors s'opposent à une abrogation de la loi Santé de Marisol Touraine réclamée par la droite. Selon Arnaud Robinet, " on peut rester comme ça " vu que le tiers payant généralisé a été refusé partiellement par le Conseil constitutionnel.

Les propositions de " santé 2017 " : moyen de moderniser les établissements de santé

Certaines propositions de " santé 2017 " ont été validées par les candidats de droite, sans toutefois entrer dans les détails. En effet, aucun n'a avancé un objectif chiffré de réduction des capacités hospitalières, même si chacun s'attend à une meilleure gestion de l'hôpital public et une sortie de " l'hospitalo-centrisme ".

D'après Jean Leonetti, fixer un objectif n'aurait pas de sens, tandis qu'Arnaud Robinet aurait avancé que " supprimer des lits, c'est la pratique qui se fait aujourd'hui ". En revanche, tous sont d'accord sur l'idée que cette proposition n'est pas une fin mais plutôt un moyen de modernisation des établissements.

Les intervenants de la réunion sont d'accord avec Jean-Michel Dubernard et Bernard Accoyer concernant leur proposition de transformation à 10 % des lits médicaux immédiatement en lits de soins, de réadaptation ou médico-sociaux. La plateforme propose également une obligation de contrat entre les hôpitaux et les organismes de santé comme la mutuelle santé. Cependant, les candidats divergent entre eux, concernant le caractère obligatoire.

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