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Le gouvernement envisage la dégressivité des allocations chômage

Dégressivité allocations chomage envisagée par gouvernement

Déjà envisagée en 2016, la dégressivité des allocations des demandeurs d’emploi aux revenus élevés revient sur le devant de la scène. Dans le cadre de la réforme de l’assurance chômage, le Premier ministre a en effet confirmé l’éventualité d’une telle mesure. Or, les syndicats y sont unanimement opposés.

La dégressivité des droits des cadres remise sur le tapis

Une limite à 6 200 euros est appliquée à l’indemnisation chômage de tous les salariés français qui perçoivent plus de 13 000 euros mensuels (l’équivalent de 4 PSS). Mais à la fin de l’été, le député LREM Aurélien Taché avait évoqué :

« La dégressivité des droits au-delà de six mois ou la forfaitisation du revenu pour les cadres au chômage dont la rémunération est supérieure à 5 000 euros par mois ».

Aurélien Taché

Dans sa feuille de route, le gouvernement enjoint les partenaires sociaux à revoir les règles d’indemnisation en tenant compte des « différences de capacité » des demandeurs d’emploi à retrouver du travail. Il estime en effet que des règles identiques ne motivent pas ces derniers de manière égale.

Une double pénalisation pour les cadres

L’idée est évidemment loin de plaire aux syndicats, qui estiment qu’un barème dégressif va doublement pénaliser les cadres. Car ces derniers s’acquittent déjà de cotisations plus élevées, auxquelles s’ajoute, pour les propriétaires endettés, la prime d’assurance de prêt immobilier, qui comprend une garantie perte d’emploi facultative.

Important De plus, leur prise en charge par Pôle emploi n’intervient qu’après un différé d’indemnisation de 150 jours en plus du délai de carence incompressible.

Selon les experts :

« Le nombre de demandeurs d’emploi qui perçoivent chaque année l’indemnité maximale, et seraient par conséquent concernés par le changement, est très limité (de 700 à 1000 personnes) ».

Par ailleurs, la baisse de leur plafond devrait être associée à celle de leurs cotisations, au risque de priver l’Unédic de revenus considérables alors que les pouvoirs publics cherchent justement à les augmenter.

Des effets pervers évoqués par les opposants à la mesure

Plus largement, c’est tout le système de l’assurance chômage qui requiert une réforme. Le changement est d’ailleurs en cours, avec la suppression des cotisations salariales maladie et chômage, compensée en totalité par le relèvement de la CSG.

Important Pour les syndicats, l’Exécutif se dirige vers un dispositif qui ne se base plus sur de l’assurance pure, mais vise la création d’un droit individuel au chômage.

Or, ils plébiscitent le maintien du principe du droit collectif et rappellent l’existence des cotisations patronales.

Ils redoutent également que la baisse de niveau de vie des cadres chômeurs réduise leur consommation, entraînant un ralentissement général de l’activité économique. Et cela, sans compter que les salariés les plus aisés sont souvent des quinquagénaires ayant signé une rupture conventionnelle et dont le retour sur marché du travail pourrait s’avérer difficile.

Enfin, le risque d’un effet de déclassement général n’est pas à écarter, car sous la pression du temps et d’une potentielle diminution de leur allocation, les cadres pourraient se contenter de postes sous-qualifiés au regard de leur profil.

En 2015, études économiques à l’appui, la Cour des comptes avait estimé qu’ :

« Une mécanique dégressive permettrait des économies à court terme, mais ne rendrait pas le système d’assurance chômage plus performant ».

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