En avril, les taux d’intérêt des crédits immobiliers ont encore baissé, atteignant par exemple 1,50 % en moyenne sur 20 ans. Grâce à ces niveaux proches de seuils historiques, renégocier un contrat en cours devient de nouveau très intéressant. Les courtiers estiment les économies potentielles à quelques milliers, voire plus d’une dizaine de milliers d’euros. Renégociation et changement d’assurance pour économiser sur son prêt immobilier En avril 2019, il est possible de souscrire un prêt à l’habitat sur 20 ans à un taux de 1,50 %. Les meilleurs profils peuvent même négocier un taux inférieur à 1 %. Pour ceux qui ont déjà un crédit en cours, la renégociation peut offrir une opportunité de réduire le montant de sa dette. Avant de contacter la banque prêteuse ou un autre organisme, il est conseillé de vérifier la pertinence de l’opération. Un différentiel d’au moins un point entre le taux du contrat initial et le taux actuel est nécessaire. Cet écart peut être réduit à 0,70 point si l’emprunt est dans les premières années de remboursement, ou que le capital restant dû est encore important. Important Les professionnels du secteur estiment que tous les contrats signés avant la mi-2016 sont des sources potentielles d’économies substantielles. À cela s’ajoute le gain obtenu d’un changement d’assurance de prêt puisque depuis 2018, la résiliation et la substitution de sa couverture peuvent se faire chaque année au profit d’une formule moins onéreuse. La part des renégociations en hausse depuis décembre 2018 Qu’en est-il de ceux qui ont déjà renégocié leur emprunt en 2016 ou 2017, profitant de la chute des taux ? D’après les courtiers, ils peuvent encore faire baisser la note globale de quelques milliers d’euros. Pour autant, par rapport aux chiffres de 2016-2017, période durant laquelle les renégociations représentaient parfois plus de la moitié des dossiers traités, leur part est moindre. Toutefois, la hausse est indéniable. Important Le dernier rapport de Banque de France montre une progression entre décembre 2018 et février 2019, la part des renégociations étant passée de 14,6 % sur l’ensemble des crédits accordés à 18,3 %. Chez certains professionnels, le taux de croissance annuel pour le premier trimestre grimpe même à 25 %.