La crise sanitaire semble avoir été une période de prise de conscience pour les Français. En effet, durant cette période trouble, ils ont non seulement ressenti le besoin de se reconnecter avec la nature, mais ils ont également compris l’importance du « consommer local » et de la promotion des commerces de proximité. Ceci, au grand dam et au détriment des grandes enseignes en ligne. Le e-commerce : promis à un bel avenir, mais freiné en pleine ascension En mettant en avant son côté pratique et avant-gardiste, le commerce en ligne était destiné à prendre le pas sur le marché de la grande distribution. Mais une étude récente montre que les consommateurs ont vite changé d’avis et se sont tournés vers les enseignes disposant de boutiques physiques. Important Et d’après une enquête menée par le cabinet OC & C, les Français préfèrent désormais privilégier les produits proposés par des entreprises tricolores, telles que Picard, Décathlon ou encore Leroy Merlin. Néanmoins, ces enseignes n’ont jamais vraiment quitté le devant de la scène et ont toujours été populaires auprès des consommateurs. La véritable curiosité réside dans la perte de vitesse des « pures players », ces sites de e-commerces qui opèrent exclusivement en ligne. Ceux qui souscrivent un crédit à la consommation sont de moins en moins enclins à dépenser sur les plateformes numériques comme le géant Amazon ou Cdiscount. Plus étonnant encore, la perte de popularité de ces sites est surtout constatée chez les jeunes alors qu’au départ, ces derniers constituaient leurs principales cibles. Tandis qu’ils trônaient sur le haut du classement en 2015 et 2016, aujourd’hui, les « pures players » ne sont même plus présents dans le Top 10 des canaux utilisés par les consommateurs pour leurs achats. Une nouvelle manière de consommer Important Dans une démarche écoresponsable, les consommateurs français plébiscitent les acteurs locaux, tout en reprochant aux « pure players » un manque d’éthique. Leur défaillance au niveau de la politique RSE étant le principal élément pointé du doigt. OC & C remarque également une volonté plus forte des consommateurs de lutter contre l’obsolescence programmée et de se tourner davantage vers les articles de seconde main (déjà usagés ou reconditionnées à neuf).