Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
23 juin 2021 .
Temps de lecture :
2 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux

La France devrait cette année connaître une croissance économique de +5,75 %, selon les prévisions de la Banque de France en ce mois de juin. Ceci dépasse légèrement la projection du gouvernement qui s’attend à une croissance du PIB de +5 % pour 2021.
La Banque de France affiche ainsi un optimisme sur la relance économique du pays, mais elle a tenu tout de même à préciser que l’atteinte de ce niveau de croissance dépend tout particulièrement de la mobilisation de l’épargne des ménages accumulés durant les confinements. L’inflation et l’évolution de la pandémie pourraient également impacter ce rebond.
Rebond de la croissance au cours du second semestre
ImportantL’institution monétaire anticipe une croissance soutenue des consommations des ménages dans les prochains mois, ce qui va entraîner un rebond de la croissance au second semestre 2021.
D’ailleurs, malgré les tensions observées sur les prix de certaines matières premières, l’inflation serait maîtrisée,
Estime le gouverneur de la Banque de France.
Celle-ci ne dépasserait pas le 1,5 % cette année. En revanche, la croissance économique pourrait être freinée par les difficultés de recrutement des entreprises.
Le surplus d’épargne des Français est évalué à 142 milliards d’euros à la fin du premier trimestre et ceci pourrait encore progresser et atteindre 180 milliards d’euros d’ici décembre 2021.
D’autant plus que les ménages, au lieu de puiser dans leur épargne, préfèrent parfois recourir à un prêt à la consommation pour financer leurs projets personnels.
La croissance du PIB devrait rester stable au cours des deux prochaines années
La Banque de France n’a pas revu à la hausse ses prévisions de croissance pour les deux prochaines années. Ainsi, celle-ci serait de 4 % en 2022 et devrait reculer en 2023 pour s’établir à 2 %.
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, estime néanmoins que
20 % du surplus d’épargne des ménages seraient mobilisés au cours des deux prochaines années.
Les activités économiques pourraient alors retrouver son niveau d’avant-crise dès début 2022.
Actuellement, son niveau est de 3 % inférieur à celui de l’avant-crise (contre 4 % au mois de mai).
Ça peut vous intéresser
- Révision en vue des règles de l’UE relatives à la sécurité des produits et au crédit à la consommation
- À cause d’écolages impayés, des universités sud-africaines refusent de délivrer les diplômes de certains apprenants
- Pour le patron de la Banque Nationale du Canada, une hausse des taux serait salutaire
- Séoul : prévenir le surendettement des ménages en revoyant à la hausse les taux d’emprunt