Assurance prêt immobilier : 10 ans après, la loi change

signature de contrat assurance emprunteur

C’est une histoire à rebondissements, digne d’une série à suspense, mais on a désormais bon espoir qu’elle se termine bien. Bien pour les emprunteurs qui, si le compromis trouvé jeudi dernier au Parlement est définitivement voté dans une dizaine de jours, pourront très bientôt (peut-être dès septembre prochain) résilier à tout moment l’assurance de leur prêt immobilier, afin de trouver, en toute liberté, le meilleur rapport couverture-prix pour eux. Comme c’est le cas, par exemple, pour l’assurance auto ou habitation après la première année.

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Happy End

Cela fait plus de 10 ans que cette résiliation est dans les tuyaux. 10 ans qu’elle refait surface régulièrement, comme une évidence. 10 ans aussi que des retournements de dernière minute viennent nous priver, sur le fil, de la possibilité de mettre efficacement en concurrence les différentes offres présentes sur le marché. Car malgré les évolutions arrachées au cours du temps (Loi Hamon, amendement Bourquin, etc.), rien n’avait vraiment changé : près de 9 crédits immobiliers sur 10 restent assurés par les établissements bancaires qui accordent le prêt. Une forme de captivité qui se fait aux dépens de notre pouvoir d’achat, tant l’assurance pèse aujourd’hui lourd dans le coût d’un crédit immobilier.

Un combat loin d'être gagné d'avance

Certains, pourtant, n’ont pas lâché l’affaire. Des représentants de la Nation, comme la députée Patricia Lemoine qui a déposé la proposition de loi en passe d’aboutir ; des associations de consommateurs aussi, qui ont milité pour aider les emprunteurs à rééquilibrer le rapport de force avec les acteurs financiers. A reprendre le pouvoir, en résumé, clin d’œil à notre nouvelle plateforme de marque dévoilée la semaine dernière.

La perspective de la résiliation à tout moment n’est pas la seule bonne nouvelle du moment. Car le compromis trouvé jeudi au Parlement intègre une autre avancée majeure : la réduction de 10 à 5 ans du délai de “droit à l’oubli” pour les personnes ayant souffert de cancer ou d’hépatite C. Concrètement, les anciens malades n'auront plus à déclarer ces maladies si elles n'ont plus de conséquences sur leur santé présente. A l’épreuve de la maladie ne s’ajoutera donc plus, ou moins longtemps qu’avant, la difficulté à se lancer dans un nouveau de projet de vie pour cause de surprime ou de précisions. Et ce n’est peut-être pas fini, car l’accord historique de la semaine passée exige également des pouvoirs publics qu’ils prennent des mesures pour faciliter l’accès au crédit immobilier des personnes souffrant de pathologies chroniques.
Pour plus de détails sur l'assurance emprunteur en 2022, n'hésitez pas à consulter également  à ce sujet


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