Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
16 Octobre 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Dans son rapport 2025, la DREES détaille la répartition du financement des dépenses de santé en France entre administrations publiques, complémentaires et ménages, ainsi que le reste à charge moyen.
- En 2025, la DCSi s’élève à 353,2 milliards d’euros (+3,3% sur un an).
- Les administrations publiques financent 77,4% des dépenses, dont 94% des soins hospitaliers.
- Les organismes complémentaires couvrent 12,3%, avec un rôle majeur en optique (69%), audioprothèses (48%) et dentaire (46%).
- Les ménages supportent 9,7% des dépenses ; la France reste parmi les pays au plus faible reste à charge dans l’UE.
- Reste à charge moyen : 495 euros par an, avec de fortes disparités selon l’âge et l’état de santé.
Chaque année, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) ventile les dépenses de santé en France selon les financeurs. Son rapport publié pour 2025 actualise les montants et la part prise en charge par chacun.
Montant total : 353,2 milliards d’euros en 2025
En 2025, la dépense courante de santé au sens international (DCSi) atteint 353,2 milliards d’euros. Cela représente une progression de 3,3% par rapport à 2024.
La DREES résume l’évolution des postes ainsi : « Les dépenses de médicaments et les soins courants en ville ralentissent, tandis que les dépenses de prévention rebondissent et les dépenses de soins de longue durée (SLD) sont de nouveau dynamiques ».
Administrations publiques : 77,4% du financement
La plus grande partie est supportée par les administrations publiques (Sécurité sociale, administrations centrales et collectivités), qui prennent en charge 77,4% de la DCSi.
Le rapport souligne que la couverture varie fortement selon la nature des soins : « Le niveau de prise en charge des dépenses par les administrations publiques est variable selon les postes de dépenses. Il est très élevé pour les soins hospitaliers (94% en 2025), mais inférieur à 50% en optique et pour les audioprothèses. Depuis 2010, le taux de financement public a progressé pour tous les postes de soins, à l'exception des frais de gestion et des activités techniques et auxiliaires ».
Selon la DREES, cette hausse de la part publique s’explique notamment par le vieillissement de la population et par l’essor de soins et biens médicaux coûteux pris en charge intégralement, en particulier via le dispositif d’affection longue durée (ALD).
Mutuelles et assurances : 12,3%, ménages : 9,7%
Les organismes complémentaires (complémentaires santé) assurent 12,3% du financement. La DREES précise : « Les organismes complémentaires prennent plus particulièrement en charge l'optique médicale (à 69% en 2025), les audioprothèses (à 48%), ainsi que les soins et prothèses dentaires (à 46%). Ils représentent par ailleurs 52% des frais de gestion du système de santé. »
De leur côté, les ménages financent 9,7% des dépenses, un niveau légèrement inférieur à 2024 (9,8%). Le rapport rappelle le positionnement de la France en Europe : « Le reste à charge s'établit en moyenne dans l'Union européenne à 14,8% de la DCSi. La France se situe parmi les pays avec le plus faible reste à charge de l'Union européenne, derrière le Luxembourg et la Croatie ».
Reste à charge : 495 euros par an en moyenne
En pratique, le reste à charge annuel moyen des ménages s’établit à 495 euros (1), contre 487 euros en 2024, soit +1,6%.
La DREES avertit que cette moyenne ne reflète pas toutes les situations : « Cette moyenne masque toutefois de grandes disparités de reste à charge selon l'âge ou l'état de santé, en particulier sur les soins de longue durée ».
Les postes qui pèsent le plus pour les ménages
- Soins de longue durée : 207 euros en moyenne
- Soins courants en ville : 112 euros
- Médicaments : 67 euros
- Dispositifs médicaux : 52 euros
(1) Il faut toutefois ajouter les dépenses réglées par les ménages pour payer les cotisations des complémentaires santé ou les soins qui ne sont pas pris en compte dans cette étude.