Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
2 Octobre 2026 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Une mission gouvernementale propose de revoir l’articulation entre Sécurité sociale et complémentaires santé. Son rapport évoque un « contrat essentiel » aux garanties recentrées, assorti d’options comme la prévention ou des franchises.
- Une mission gouvernementale propose de créer un contrat essentiel en remplacement du contrat responsable et solidaire.
- Objectif affiché : des garanties « recentrées » et un prix annoncé comme « significativement » inférieur.
- Exemples de soins cités comme exclus : médicaments à 15%, certains à 30%, cures thermales.
- Le rapport évoque aussi des bonus prévention et des franchises optionnelles pour réduire les primes.
- La mission alerte sur un risque : des franchises pouvant pénaliser les ménages en moins bonne santé.
Pourquoi un nouveau contrat est étudié
En France, la prise en charge des soins repose sur deux étages : l’Assurance maladie obligatoire (AMO), portée par la Sécurité sociale, puis l’assurance maladie complémentaire (AMC). Ces contrats sont souvent appelés mutuelles santé, même s’ils peuvent être commercialisés par des mutuelles, des assureurs ou des institutions de prévoyance.
Ce système est régulièrement pointé du doigt pour sa complexité et pour la progression des prix. C’est dans ce contexte qu’une mission sur l’articulation AMO-AMC vient de rendre ses conclusions, avec plusieurs propositions pour faire évoluer les contrats.
Le « contrat essentiel », successeur envisagé du contrat responsable
Parmi les pistes avancées figure la création d’un contrat essentiel. Il remplacerait le contrat responsable et solidaire actuel et conserverait le même mécanisme d’allègement fiscal (1).
Le rapport explique notamment : « La hausse soutenue des primes des OC ces dernières années (+8% en 2024, +6% en 2023) s'explique notamment par une hausse des prestations, tant celles liées à l'augmentation tendancielle des dépenses que celles dues à l'élargissement du panier du contrat responsable, mais aussi au remboursement de prestations de soins non conventionnels ».
La remise en chantier du contrat responsable n’est pas nouvelle : le sujet avait déjà été évoqué en décembre et, en 2024, des sénateurs proposaient également d’en revoir le périmètre.
Garanties recentrées : quels soins pourraient sortir ?
L’idée du contrat essentiel est, selon le rapport, de « recentrer la couverture sur les seuls actes dont la validité scientifique est établie, en réformant le contrat responsable en un contrat essentiel plus exigeant et mieux ciblé ». L’exécutif avance qu’un panier plus limité pourrait aboutir à un tarif « significativement » inférieur aux contrats actuels.
Dans cette logique, les remboursements seraient conditionnés à un service rendu jugé suffisant « au regard de la science ». Sont cités comme exemples d’exclusions possibles : les médicaments remboursés à 15%, certains médicaments à 30%, ainsi que les cures thermales.
Deux leviers complémentaires : prévention et franchises
Bonus prévention
Le rapport mentionne des bonus prévention, via une baisse de prime « afin d'encourager les assurés, y compris via des bonifications financières, à participer aux campagnes de dépistage, aux vaccinations ou aux parcours de prévention recommandés ».
Franchises optionnelles
Autre option : des franchises optionnelles, par exemple quelques euros restant à payer sur un acte, ou un forfait journalier non pris en charge pendant les premiers jours d’hospitalisation. En contrepartie, les assurés pourraient réduire leur cotisation.
Le rapport souligne cependant des effets indésirables possibles : « Les franchises pourraient peser davantage sur les ménages en moins bonne santé, et donc sur les plus âgés, à l'instar des franchises existantes. D'autre part, elles pourraient conduire à des effets de démutualisation sur le marché des contrats complémentaires individuels ».
Repère fiscal : la taxe appliquée aux contrats
(1) Pour les contrats responsables et solidaires, la taxe de solidarité additionnelle (TSA) s'élève ainsi à 13,27% contre 20,27% pour les autres.