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Les revendications à l’origine du mouvement
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Le secteur médical au ralenti pendant 10 jours
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Des réquisitions restent possibles
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
7 janvier 2026 .
Temps de lecture :
3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Les médecins libéraux sont en grève depuis le lundi 5 janvier, jusqu’au 15. Pendant 10 jours, cabinets, cliniques et blocs opératoires assureront uniquement un service minimum. Soutenue par presque tous les syndicats, la mobilisation inquiète les autorités sanitaires et fait planer un risque de saturation accrue pour l’hôpital public, déjà fragilisé par le contexte hivernal.
- Les médecins libéraux, généralistes et spécialistes observent une grève, depuis lundi, qui va durer jusqu’au 15 janvier.
- Outre les urgences non vitales, les praticiens et les cliniques privées redirigeront les patients vers l’hôpital public.
Les revendications à l’origine du mouvement
Plusieurs dispositions du PLFSS 2026 adopté le 16 décembre dernier sont à l’origine de la grogne des praticiens.
ImportantLes syndicats jugent l’enveloppe budgétaire allouée aux soins de ville insuffisante pour répondre aux besoins croissants de la population. Les nouvelles directives imposent aussi un contrôle accru des prescriptions d’arrêts de travail et autorisent l’Exécutif à procéder à une réduction « arbitraire » des tarifs de certains actes médicaux.
Les représentants de la profession médicale évoquent un dialogue social contourné et une perte de reconnaissance. Les projets parlementaires visant à encadrer plus strictement l’installation géographique des praticiens alimentent également le malaise, avec la crainte d’une médecine libérale placée sous tutelle.
Le secteur médical au ralenti pendant 10 jours
En ville, des milliers de cabinets resteront fermés, tandis que d’autres limiteront leur action aux urgences ou adopteront une grève administrative. Dans les cliniques privées, les blocs opératoires réduiront les interventions chirurgicales, obstétriques et anesthésiques dès le début de la semaine avant un arrêt quasi total autour du 10 janvier, date d’une manifestation nationale à Paris.
Les patients en traitement continueront toutefois de recevoir des soins. En revanche, les nouvelles admissions non vitales seront redirigées vers l’hôpital public, au risque d’aggraver une situation déjà tendue par les épidémies saisonnières.
La perturbation du parcours de soins pourrait également compliquer les prises en charge par la mutuelle santé complémentaire du patient, notamment pour les actes reportés ou réalisés hors du cadre habituel de remboursement.
Des réquisitions restent possibles
Des organisations historiques aux collectifs de jeunes praticiens, le front commun surprend par son importance. Tous les métiers de la profession médicale sont représentés. Frank Devulder, président de la CSMF, parle d’un « niveau de mobilisation sans précédent ». Selon les premières estimations syndicales, 85 % des médecins prévoient de cesser totalement ou partiellement leurs activités.
Face à l’ampleur annoncée du mouvement, la ministre de la Santé assure avoir anticipé les perturbations avec les agences régionales de santé et les établissements. Le gouvernement n’exclut pas le recours à des réquisitions ciblées si la continuité des soins venait à être menacée, une option sensible, mais prévue par le cadre légal.