Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
27 janvier 2026 .
Temps de lecture :
2 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
La CNAM (Caisse nationale de l’Assurance maladie) tire la sonnette d’alarme. Selon l’organisme, le remboursement des dépenses de santé a fortement augmenté en 2024 pour atteindre 27,2 milliards d’euros. En cause : l’arrivée de traitements innovants et onéreux, notamment en oncologie. Ces médicaments de pointe, dont une dizaine coûte plus de 195 000 euros par patient en 2025, pèsent désormais 30 % du budget total.
- Une nouvelle génération de médicaments mis sur le marché depuis 2024 fait flamber les remboursements de l’Assurance maladie.
- En dix ans, le nombre de traitements coûtant plus de 80 000 euros par patient a été multiplié par 26.
- Ces médicaments annoncés comme innovants représentent désormais 30 % du remboursement total, alors qu’ils ne constituent que 0,5 % des prescriptions.
- Les nouveaux traitements de cancer génèrent des milliards d’euros de coûts, d’après les hauts responsables de la CNAM.
Une nouvelle génération de médicaments qui occasionne des frais importants
Les dépenses de l’Assurance maladie se sont alourdies depuis 2024, suite à l’arrivée d’une nouvelle génération de traitements aux prix vertigineux. Alors que la consommation reste stable (autour de +1 % par an), les remboursements ont bondi de 7,2 % entre 2023 et 2024 pour atteindre 27,2 milliards d’euros.
ImportantLe constat est alarmant : là où un seul médicament dépassait les 80 000 euros par an et par patient en 2015, ils sont aujourd’hui 26 dans ce cas. Plus impressionnant encore : dix d’entre eux coûtent désormais plus de 195 000 euros annuels.
La CNAM pointe notamment du doigt les traitements anticancéreux, dont Keytruda et Darzalex, qui ont représenté respectivement 2,1 milliards et 1,05 milliard d’euros de remboursements en 2024. Cette flambée a été accentuée par la multiplication des patients pris en charge en oncologie (+3 % par an).
Ces nouveaux traitements représentent 30 % de la dépense totale
D’après les précisions apportées par les hauts responsables de la CNAM, ces nouveaux traitements correspondent à 30 % de la dépense totale de l’organisme, alors qu’ils représentent seulement 0,5 % du volume ayant été remboursé.
À titre de rappel, le cancer entre dans la catégorie des ALD (affections longue durée). Les soins qui y sont liés sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Néanmoins, le forfait hospitalier ainsi que les soins supplémentaires et alternatifs restent à la charge de la mutuelle santé du patient, sauf pour certains cas spécifiques. Le niveau de remboursement dépend du type du contrat.
Écrit par
La rédaction Meilleurtaux