Le concept de CSP+ est fragilisé, mais reste indispensable

Catégorie socio professionnelle

Disposant d’un pouvoir d’achat élevé, cible privilégiée des annonceurs, le CSP+ en matière de marketing perd pourtant en pertinence, sous la pression de l’hyperciblage.

La catégorie CSP+, une population hétérogène peu pertinente

L’appellation CSP+, créée par l’Insee dans sa nomenclature de 1982, couvre en réalité une population très disparate composée d’artisans, de commerçants, de dirigeants d’entreprise, de cadres supérieures et de professions intermédiaires. En 2016, Publicis Média estime l’effectif de la catégorie CSP+ à 12,4 millions de personnes, pour un revenu net mensuel moyen de 2500 euros.

Mais son hétérogénéité entraîne de fortes disparités sur le critère des ressources ou du pouvoir d’achat. Cependant, les CSP+ restent courtisés par les banquiers. Assimilés à de « bons profils », ils obtiennent les meilleures conditions de prêt. Idem en ce qui concerne les renégociations et les rachats de crédits, ils sont privilégiés par les banques.

Pour une segmentation plus cohérente, une seconde population a par conséquent dû être créée ; désignée par « CSP++ ». Elle regroupe 4,3 millions de cadres à hautes responsabilités dont le revenu annuel dépasse les 70 000 euros.

Entretemps, le Big Data s’est imposé dans tous les secteurs, favorisant une personnalisation très poussée des offres aux consommateurs et l’instantanéité, fragilisant un peu plus le CSP+.

Le concept de CSP+ reste un concept indispensable

Bien que malmené, le concept de CSP+ est loin d’être en voie de disparition comme d’autres concepts marketing « historiques ». En effet, alors que les statistiques sociodémographiques renseignent sur l’âge et le sexe, le CSP+ définit un seuil de revenus. Toutefois, pour un maximum de pertinence, il doit être associé à une segmentation comportementale utilisant plusieurs critères : géolocalisation, centres d’intérêt, culture, etc.

Pour obtenir ces éléments, plusieurs sources sont exploitables, dont les flux sur les réseaux sociaux, les cookies dans les contenus audiovisuels…

C’est notamment le cas aux États-Unis, au cadre réglementaire moins rigide, où la box permet aux entreprises d’acheter une grande quantité d’informations précieuses.

En France, aussi, les professionnels ont conscience de la nécessité d’aller au-delà du CSP+, qui n’en reste pas moins un socle. Dans le monde de la télévision, par exemple, cette notion demeure incontournable, aux dires de certains experts. Car pour ce média de masse, ce segment reste toujours très prisé des annonceurs séduits par l’importance de son pouvoir d’achat par rapport à celui des autres profils.

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