Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
13 mai 2026 .
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Les cas de hantavirus recensés sur le navire de croisière MV Hondius inquiètent les autorités de santé internationales. Depuis la mi-avril, l’épidémie a déjà causé trois morts et une dizaine de personnes ont également contracté le virus. La dispersion géographique des victimes complique le suivi épidémiologique dans les pays de ces derniers et les lieux d’escale du paquebot.
- L’épidémie de hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius a fait une dizaine de victimes, dont trois morts.
- Les patients décédés sont de nationalité différente, ce qui rend difficile le suivi de l’évolution de la propagation de la maladie.
Un premier bilan humain inquiétant
La propagation du virus au sein du navire MV Hondius a laissé un bilan officiel qui fait état de huit cas confirmés et deux classés comme probables selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Un couple néerlandais, qui avait séjourné en Amérique du Sud avant l’embarquement, a été le premier à succomber. Une Allemande a également perdu la vie après avoir développé une pneumonie pendant la traversée.
Parmi les patients qui reçoivent actuellement des soins figurent le médecin de bord néerlandais, deux ressortissants britanniques ainsi qu’un voyageur suisse. Plus récemment, les services sanitaires ont identifié une Française et deux Américains qui présentent des signes de l’infection. Un autre passager britannique reste en isolement dans l’archipel de Tristan da Cunha en attendant ses résultats.
Évacuation et mise en quarantaine des malades
Face à la situation, les secours ont dû orchestrer des opérations de sauvetage complexes, en collaborant avec la mutuelle santé, l’assistance internationale ou l’assureur des passagers évacués. Plusieurs personnes ont été transférées vers des structures hospitalières en Afrique du Sud et aux Pays-Bas. Les escales sur les îles de Sainte-Hélène ou de l’Ascension ont servi de points de relais pour les malades, dont l’état de santé exigeait une prise en charge immédiate.
Pour lever les doutes sur l’origine des décès, des échantillons biologiques ont été expédiés vers des laboratoires spécialisés qui ont permis de confirmer la présence de l’agent pathogène. Chaque personne qui manifestait de la fièvre a été placée à l’écart du groupe afin de limiter les risques de contamination croisée sur le navire.
Une surveillance étendue dans les pays des cas confirmés
La dispersion des voyageurs après leur débarquement oblige les ministères de la Santé à une surveillance accrue.
ImportantLe délai d’incubation qui peut atteindre 45 jours permet en effet au virus de circuler sans être détecté avant plusieurs semaines. Certains passagers qui ont regagné l’Europe ou l’Amérique par les airs n’ont déclaré leurs premiers symptômes qu’une fois rentrés chez eux.
La situation impose une collaboration étroite avec l’OMS pour retracer les itinéraires qui traversent de grands centres de transit, comme Johannesburg ou le Qatar. L’enquête épidémiologique remonte désormais aux origines du périple en Argentine pour comprendre précisément l’introduction du virus à bord.