Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
5 février 2026 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
À l’issue des assises nationales de la télémédecine, la ministre de la Santé a annoncé plusieurs ajustements réglementaires qui visent à lever certains freins au développement de cette pratique, notamment le plafond du nombre de téléconsultation imposé aux médecins. L’objectif affiché est d’améliorer l’accès aux soins pour les populations éloignées du système de santé.
- La télémédecine peine à se développer en France, le nombre de téléconsultation étant limité pour les professionnels de la santé.
- Le gouvernement entend remédier à cette situation en autorisant plus d’entretiens médicaux en ligne, sous conditions.
- Son objectif est également de faciliter l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire.
Une pratique encore peu répandue en France
Alors que la moyenne des pays de l’OCDE se situe à 13 %, la part des consultations à distance ne représente que 3,3 % de l’activité médicale française. Le fait qu’un médecin conventionné ne peut effectuer plus de 20 % de son volume d’activité annuelle en téléconsultation constitue l’un des freins à la démocratisation de cette pratique.
Pour rappel, ces entretiens en ligne sont remboursés par l’Assurance Maladie au même tarif qu’une consultation classique, à condition de respecter le parcours de soins coordonné. La mutuelle de santé complémentaire prend en charge le ticket modérateur et, éventuellement, les dépassements d’honoraires.
Élargissement encadré du plafond des téléconsultations
ImportantPour répondre à ce défi, le gouvernement prévoit des dérogations ciblées au plafond de 20 %. Ce dépassement du quota concernera principalement des situations professionnelles ou personnelles spécifiques. Les praticiens retraités, les remplaçants ou ceux en situation de handicap pourront ainsi exercer davantage par écran interposé.
Cette flexibilité est également étendue aux jeunes parents ou aux médecins qui font face à des contraintes temporaires.
Par ailleurs, les consultations réalisées avec l’assistance d’un infirmier ou d’un autre professionnel de santé sortiront désormais du décompte de ce plafond afin de favoriser une prise en charge coordonnée.
Un moyen d’améliorer la prise en charge des patients
L’enjeu principal consiste à réduire le nombre de zones blanches médicales. Dans les territoires où l’accès à un généraliste est limité, la télémédecine devient un levier d’inclusion pour les personnes à mobilité réduite ou dépendantes, les détenus ou la population des déserts médicaux.
En EHPAD, le recours systématique à la téléconsultation assistée doit permettre de traiter les urgences mineures sur place et d’éviter des transferts hospitaliers pénibles et qui ne sont pas toujours nécessaires.
Enfin, le déploiement de la télé-expertise facilitera l’échange entre les généralistes et les spécialistes des CHU et permettra un diagnostic rapide sans déplacement inutile pour le patient.