Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
10 avril 2026 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Face à l’envolée historique des dépenses liées aux indemnités journalières, le gouvernement prépare un nouveau plan d’économies budgétaires. Cette offensive, menée dans la discrétion par l’Exécutif de Sébastien Lecornu, vise à freiner un mouvement jugé insoutenable pour la Sécurité sociale. La démarche s’inscrit dans la continuité des réformes restrictives engagées ces deux dernières années.
- Le gouvernement Lecornu élabore un plan d’économies ciblant les arrêts maladie pour compenser le coût inédit des indemnités journalières.
- Les mesures envisagées incluent l’allongement du délai de carence, la baisse des indemnités ou le recours accru au mi-temps thérapeutique.
- Ces réflexions s’inscrivent dans une logique de durcissement des contrôles et de plafonnement des prestations sociales déjà initiée depuis deux ans.
Une stratégie de réduction des coûts menée sans les partenaires sociaux
Ce projet de restructuration des indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) est mené conjointement par différents ministères, sans consultation préalable des partenaires sociaux ou des représentants des patients à ce stade.
ImportantL’objectif est clair : trouver de nouveaux leviers pour réduire la facture des arrêts de travail, dont le montant global atteint des sommets sans précédent.
Plusieurs pistes sont à l’étude, dont le renforcement du mi-temps thérapeutique pour limiter la durée des arrêts longs. Mais des options plus radicales sont également sur la table, comme :
- une extension du délai de carence,
- ou une baisse du montant des indemnités versées.
L’idée n’est pas nouvelle, puisque l’an dernier, le gouvernement Bayron avait envisagé de faire passer ce délai de 3 à 7 jours en fonction de l’ancienneté du salarié. Pour l’État, l’augmentation du temps non rémunéré vise à responsabiliser financièrement les assurés.
Un arsenal législatif déjà renforcé ces dernières années
Cette nouvelle étape s’ajoute à la liste de mesures correctives déjà adoptées par les précédentes administrations.
- D’une part, depuis le 27 février 2024, la durée des arrêts prescrits via la télémédecine est limitée à 3 jours.
- D’autre part, le 1er avril 2025, le plafond des revenus d’activité considérés dans le calcul des IJSS a été abaissé à 1,4 fois le SMIC au lieu de 1,8 fois.
Ainsi, en 2026, les personnes qui touchent un salaire mensuel brut supérieur à 2 552,24 € brut ne perçoivent plus que 41,95 € par jour (contre 53,31 euros auparavant).
Enfin, le contrôle par les employeurs est intensifié. Ces derniers peuvent mandater plus facilement les médecins de leur choix pour vérifier que l’état de santé d’un collaborateur justifie son absence.
L’arbitrage final entre ces différentes options devrait intervenir dans les prochaines semaines, alors que la pression sur les comptes publics s’accentue.
Pour les salariés, les versements complémentaires effectués par la mutuelle sont plus que jamais nécessaires pour maintenir leur niveau de vie pendant les périodes d’arrêt de l’activité professionnelle pour maladie.