Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
30 octobre 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux

La cécité conséquente à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) impacte sérieusement la qualité de vie des personnes qui en sont atteintes. Testé sur des patients originaires de divers pays, le dispositif PRIMA a démontré sa capacité à rendre partiellement la vue aux individus qui présentent une atrophie géographique (AG), la forme terminale de la maladie.
- La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), à l’origine de l’atrophie géographique, figure parmi les premières causes de cécité chez les séniors.
- Le dispositif PRIMA utilise une technologie qui permet aux personnes atteintes d’AG de recouvrer tout ou partie de leur acuité visuelle et de retrouver une meilleure qualité de vie au quotidien.
Une maladie dégénérative handicapante
La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), notamment l’atrophie géographique (AG) qui en découle, est à l’origine de millions de cas de cécité irréversibles chez les séniors. Cette affection cause une destruction progressive de la macula, la zone de la rétine qui permet la vision centrale. Le sujet atteint devient peu à peu aveugle.
Jusqu’à aujourd’hui, il n’existe aucun traitement pour rendre l’acuité visuelle perdue, mais des soins peuvent être préconisés pour retarder la cécité.
ImportantEn France, la DMLA peut être reconnue comme ALD (Affection longue durée). Les consultations et les prestations qui y sont relatives sont en principe prises en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sur la base du barème de remboursement de la Sécurité sociale.
La mutuelle santé complémentaire du patient peut payer les dépenses non assumées par la CPAM.
Une technologie qui a fait ses preuves
Le système PRIMA (Photovoltaic Retina Implant MicroArray ou implant rétinien photovoltaïque à microréseau) a fait l’objet d’une étude sur une trentaine de personnes atteintes d’atrophie géographique dans plusieurs pays. Les résultats des essais, publiés récemment dans The New England Journal of Medicine, ont été concluants. 26 des 32 patients suivis ont présenté une amélioration significative de leur acuité visuelle, certains ont même retrouvé la capacité de lecture.
Le dispositif consiste en une micropuce photovoltaïque insérée, par chirurgie, sous la rétine. Son fonctionnement est assez simple. Elle capte les signaux lumineux émis par une paire de lunettes équipée d’une caméra. Cette dernière transmet à la puce une image infrarouge qui sera traitée par un processeur pour l’affiner avant d’être envoyée au cerveau via le nerf optique.
PRIMA redonne de l’espoir à des millions de personnes qui présentent des signes de DMLA. Cette innovation technologique pourrait améliorer leur qualité de vie de manière significative.