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Un outil de diagnostic précoce « révolutionnaire »
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Une efficacité remise en cause par les scientifiques
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
14 octobre 2025 .
Temps de lecture :
3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Le test salivaire de la start-up Ziwig, conçu pour la détection de l’endométriose à un stade précoce, a été avalisé par le gouvernement. Les experts en santé remettent toutefois en question l’intérêt médical de ce dispositif et les modalités de probation de son efficacité. La HAS a d’ailleurs conseillé une étude indépendante complémentaire qui permettrait de confirmer son utilité clinique.
- Le test salivaire Endotest pour le repérage des risques ou de la présence d’une endométriose a déjà reçu l’autorisation du gouvernement.
- Ses performances diagnostiques sont toutefois remises en question par des scientifiques.
- La Haite Autorité de Santé a permis le remboursement du test sous conditions dans le cadre d’un forfait Innovation.
Un outil de diagnostic précoce « révolutionnaire »
Selon les statistiques officielles, environ 10 % des femmes en âge de procréer seraient susceptibles de souffrir d’une endométriose. À l’origine de douleurs plus ou moins importantes et cause potentielle de l’infertilité, cette pathologie est également difficile à diagnostiquer.
D’après la start-up qui l’a développée,
l’Endotest permet d’identifier les risques d’apparition de l’endométriose et de la détecter dès ses premiers signes à partir d’un échantillon de salive.
Le repérage des marqueurs de la pathologie repose sur une technologie qui utilise les micro-ARN couplés à l’intelligence artificielle. Le test serait efficace pour le dépistage de tous les types de la maladie.
Une efficacité remise en cause par les scientifiques
Des scientifiques experts du domaine ont exprimé leur doute sur l’intérêt médical de ce test salivaire. Ils considèrent que les éléments apportés par la start-up, des études publiées en 2022 et 2023 dans Journal of Clinical Medicine et le NEJM Evidence, ne sont pas suffisants pour prouver l’efficacité de son produit.
Selon eux,
Les deux travaux sur lesquels sont basés ces arguments ne permettraient pas de démontrer sa performance diagnostique.
Par ailleurs, d’autres spécialistes estiment que les résultats de la première expérimentation ne sont pas pertinents, compte tenu du nombre réduit (200) des participantes.
La Haute Autorité de santé (HAS) a donné son aval pour la prise en charge du test par l’Assurance maladie, mais sous conditions. Elle préconise ainsi une étude indépendante dans l’objectif de prouver l’utilité clinique de l’Endotest.
Dans le cadre de cette démarche, le remboursement se fera sous la forme d’un « forfait innovation » et sera réservé à une catégorie particulière de patientes.
Les femmes non éligibles au forfait Innovation peuvent se renseigner auprès de leur mutuelle santé complémentaire pour connaitre les possibilités de prise en charge.
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