Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
21 novembre 2025 .
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Devenue un enjeu majeur de la santé publique cette année, la dépression touche de plus en plus de personnes à travers l’Hexagone. Une récente étude de Santé publique France révèle qu’environ 17 % des adultes, les jeunes surtout, ont dû faire face à un épisode plus ou moins sévère en 2024. L’accès à un accompagnement thérapeutique adapté reste pourtant insuffisant.
- La dépression touche de plus en plus de personnes en France, notamment les adultes de 18-29 ans et les 40-49 ans.
- Face à l’ampleur du phénomène, les troubles mentaux ont été inscrits comme grande cause nationale en 2025.
- Les autorités sanitaires souhaitent une meilleure prise en charge des sujets exposés à une aggravation de leurs épisodes dépressifs.
la dépression, une nouvelle cause nationale en 2025
Les données de Santé publique France (SpF) montrent une augmentation constante du nombre de dépressifs depuis 2017. Face à la situation qui tend à devenir préoccupante, le gouvernement a inscrit les troubles mentaux comme grande cause nationale en 2025.
Cette initiative s’accompagne d’un plan stratégique destiné à consolider la détection précoce des problèmes et à optimiser l’offre de soins en psychiatrie. Une campagne de sensibilisation déployée jusqu’à la fin de l’année vise à briser les tabous et à encourager la population à demander de l’aide.
Pour les individus en détresse et qui ont besoin d’assistance en urgence, le numéro 3114 reste accessible jour et nuit.
Les catégories de la population les plus atteintes
D’après l’étude menée par Spf, les jeunes adultes (18-29 ans) sont les plus touchés par la dépression. Le genre est également un facteur discriminant : les femmes sont significativement plus affectées (18 %) que les hommes (13 %).
Par ailleurs, le phénomène atteint aussi les individus en précarité sociale, les chômeurs étant particulièrement vulnérables. Les personnes entre 40 et 49 ans, souvent confrontées à des pressions professionnelles et familiales, présentent des épisodes plus intenses et plus étalés dans le temps.
La prise en charge thérapeutique reste limitée
Malgré la possibilité de remboursement par l’Assurance maladie et la mutuelle santé des patients, de nombreuses personnes ont des difficultés à y accéder. D’une part, l’offre spécialisée en psychiatrie et en psychothérapie reste encore restreinte. D’autre part, les délais d’attente et la persistance d’une stigmatisation sociale freinent la prise en charge.
Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de renforcer les dispositifs de repérage et d’accompagnement pour limiter les possibilités de voir les épisodes se transformer en troubles chroniques chez les personnes à risque.
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La rédaction Meilleurtaux
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