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Une menace pour l’avenir de la profession
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Les spécialistes et les chirurgiens pourraient rejoindre le mouvement
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
4 décembre 2025 .
Temps de lecture :
3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Plusieurs textes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026 et ses amendements ont déclenché l’ire des médecins libéraux. Les syndicats de la profession appellent à une grève au début de janvier 2026 pour s’opposer aux dispositions prévues. Les chirurgiens envisagent également un mouvement similaire et sur une durée plus longue.
- Les syndicats des professionnels de la santé estiment que les dispositions liées au budget, à la fiscalité et aux tarifications prévues dans le PLFSS 2026 sont particulièrement préjudiciables à leurs métiers.
- Les médecins libéraux, généralistes et spécialistes, ainsi que les chirurgiens envisagent une grève de 10 et de 15 jours à partir du 5 janvier 2026 pour contester ces mesures.
Une menace pour l’avenir de la profession
Sept organisations syndicales jugent dangereuses certaines dispositions prévues dans le PLFSS pour l’avenir de leur métier. Pour le président de l’UMFL, le Dr Jérôme Marty, il s’agit d’une attaque importante contre le modèle de leur profession.
Parmi les points de friction figurent :
- la faible revalorisation de leur budget par rapport à celle des établissements hospitaliers, 0,9 % contre 2,4 % ;
- la suppression de l’abattement forfaitaire dit « groupe 3 » et la déduction complémentaire de 3 % du BNC des praticiens conventionnés ;
- la surcotisation des honoraires ;
- la possibilité de baisses tarifaires imposées par l’Assurance maladie.
Afin de se faire entendre et de contester les dispositions du PLFSS qu’elles considèrent comme préjudiciables à leur profession, les organisations syndicales représentatives invitent les praticiens concernés à une grève de dix jours en janvier . Ils sont ainsi exhortés à procéder à une correction de leurs carnets de rendez-vous pour la période du 5 au 15 janvier. La reprise pourrait être envisagée plus tôt si le gouvernement supprimait les articles jugés inconvenants.
Les spécialistes et les chirurgiens pourraient rejoindre le mouvement
Par ailleurs, la contestation des dispositions du PFLSS va au-delà du cadre de la médecine générale. Les organisations de spécialistes et de chirurgiens sont également sur le qui-vive.
Elles pointent notamment du doigt :
- l’introduction d’une surcotisation sur les dépassements d’honoraires des praticiens des secteurs 2 et 3 ;
- l’ajustement par l’Assurance maladie, sans consultation des professionnels, des coûts de certains actes dans des domaines, tels que la radiothérapie, l’imagerie médicale, la dialyse ou la néphrologie.
Le syndicat de spécialistes Le Bloc a d’ores et déjà annoncé son intention de suivre le mouvement de la médecine de ville par une grève plus étendue, du 5 au 19 janvier . Certains praticiens prévoient de quitter le pays momentanément pour ne pas être réquisitionnés pendant la cessation d’activités et pour optimiser l’impact de leurs revendications.
Il convient de noter que les révisions de tarifs envisagés dans le PLFSS n’impacteront pas uniquement les médecins et les chirurgiens.
Important De nombreux patients pourraient se retrouver face à une augmentation de leur cotisation auprès de leur mutuelle santé. En effet, les baisses du taux de remboursement de l’Assurance maladie entraineraient indubitablement un transfert de charges vers l’assurance complémentaire. Et les organismes de ce secteur répercuteraient la hausse de leur contribution sur leurs affiliés.
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La rédaction Meilleurtaux