Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
10 juillet 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
L’insuffisance de médecins et l’éloignement de certaines localités rendent l’accès aux soins complexe pour de nombreux Français. Afin de désenclaver ces zones, le gouvernement a décidé d’imposer des journées de consultation généraliste mensuelles dans les déserts médicaux à partir de la rentrée. Des mesures seront aussi prises pour optimiser ce système.
Plus de 150 localités concernées par le dispositif˂/h2˃
La mesure annoncée par le ministre de la Santé, Yannick Neuder, préconise la mise en place de consultations mensuelles ou bimensuelles « obligatoires » dans les déserts médicaux à partir de la rentrée prochaine.
Plus de 85 % du territoire métropolitain comprend des lieux où l’accès aux soins reste problématique pour les populations. Une cartographie réalisée conjointement par les responsables étatiques et de collectivités, les organismes régionaux de santé et des représentants des professions médicales a permis d’identifier plus de 150 intercommunalités où la présence de praticiens manque.
Des médecins généralistes devront se rendre sur place pour recevoir les patients. Même s’il ne s’agit que d’un début, plus de 2,5 millions de Français qui ont besoin de soins médicaux pourront en tirer profit. Les visites seront, comme toutes les autres, remboursées par l’Assurance maladie et leur mutuelle de complémentaire santé.
Mettre en place un système adapté
La cause principale de l’existence des déserts médicaux se trouve dans l’insuffisance de professionnels et de structures de santé dans les zones concernées. Leur isolement ou la possibilité de ne pas faire assez de chiffre d’affaires décourage souvent les médecins libéraux de s’y installer.
La mesure consiste en premier lieu à « obliger » les généralistes à effectuer cette présence obligatoire. Mais elle prévoit également l’amélioration du système avec l’instauration d’infrastructures adaptées pour la réception des patients, et des docteurs fraîchement diplômés qui commenceront à exercer vers la fin de l’année prochaine.
Par ailleurs, le gouvernement envisage aussi d’augmenter le nombre de médecins en France. L’entrée en deuxième année pour les étudiants a fait l’objet d’une révision, le but étant de favoriser la formation de plus de professionnels. De plus, il prévoit de faire revenir ceux qui ont choisi de suivre cette filière l’étranger pour les inciter à poursuivre leur cursus en France.
- Des médecins généralistes devront effectuer des consultations mensuelles ou bimensuelles dans les zones identifiées comme déserts médicaux à partir de la rentrée.
- Le gouvernement prévoit l’instauration de structures adaptées pour l’accueil des patients dans ces localités.
- Il envisage également diverses mesures pour résoudre le problème de l’insuffisance de médecins en France.