Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
28 août 2025 .
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La présence d’une pathologie respiratoire chronique, telle que l’asthme, complique souvent l’obtention d’une assurance pour un crédit immobilier. Cette maladie, qui affecte la capacité respiratoire de manière variable, représente un facteur de risque accru pour les assureurs, influençant les conditions de couverture et les coûts. Explications.
- Si l’asthme complique la souscription à une assurance de prêt immobilier, les solutions existent pour sécuriser ce financement.
- L’évaluation individualisée du profil médical, l’accès à la délégation d’assurance et la convention AERAS constituent autant d’outils permettant de surmonter les obstacles liés à cette pathologie.
- Une approche informée et rigoureuse reste indispensable pour maximiser les chances d’obtenir une couverture adaptée et équilibrée.
Comprendre l’asthme et ses impacts pour les assurances
L’asthme se manifeste par une inflammation persistante des voies aériennes, qui provoque une gêne respiratoire variable selon les individus et les circonstances. Parmi les symptômes les plus courants figurent la respiration sifflante, la toux sèche ainsi que des épisodes d’essoufflement pouvant parfois être sévères.
Ces manifestations sont souvent déclenchées par des allergènes, un effort physique ou des facteurs génétiques. La maladie suit une évolution fluctuante, alternant entre périodes de rémission et crises aiguës qui requièrent une prise en charge adaptée.
L’approche thérapeutique repose sur deux axes complémentaires : des traitements d’urgence pour ouvrir rapidement les voies respiratoires, associés à des médicaments de fond visant à prévenir les récidives. En raison de sa complexité et de sa nature chronique, l’asthme est fréquemment considéré par les assureurs comme un risque aggravé, ce qui se traduit par une hausse des primes ou des exclusions de garantie.
Les conditions d’assurance pour les emprunteurs asthmatiques
L’octroi d’un crédit immobilier impose généralement la souscription d’une assurance emprunteur couvrant les risques de décès, d’invalidité ou d’incapacité. Face à un profil présentant de l’asthme, la procédure d’adhésion implique le remplissage d’un formulaire médical précis.
La transparence dans le questionnaire de santé, qui inclut des examens spécifiques comme les épreuves fonctionnelles respiratoires, est primordiale pour une évaluation précise du risque. Les informations recueillies permettent au médecin-conseil de déterminer les éventuelles surprimes ou exclusions applicables, en fonction de la sévérité, la fréquence des crises et la nature des traitements suivis.
Dans certains cas, notamment lorsque l’asthme est stabilisé ou léger (asthme d’effort par exemple), une couverture standard à tarif normal est envisageable. En revanche, des crises fréquentes, des traitements continus ou une forme sévère peuvent entraîner des majorations tarifaires importantes, des exclusions, voire un refus d’assurance.
Par ailleurs, le tabagisme constitue un facteur aggravant reconnu, souvent sanctionné par une augmentation significative de la prime.
La législation offre cependant des dispositifs permettant de changer d’assurance de prêt immobilier dans certaines conditions : la loi Hamon facilite le remplacement du contrat dans la première année suivant la signature de l’offre de prêt, tandis que l’amendement Bourquin ouvre cette possibilité à chaque date anniversaire pour les contrats en cours.
La convention AERAS : un cadre d’accompagnement pour les profils à risque
ImportantPour pallier les difficultés d’accès à l’assurance de prêt immobilier pour les personnes asthmatiques, la convention AERAS a été mise en place. Elle vise à offrir une couverture adaptée aux emprunteurs présentant un risque aggravé de santé.
En cas de refus de prise en charge aux conditions standard, le dossier est transmis à un second niveau d’expertise, avec possibilité d’une surprime ou d’exclusions. Si aucune solution n’est trouvée, un pool de réassureurs examine le dossier en dernier recours. Ce processus repose sur des critères communs d’évaluation et la reconnaissance mutuelle des examens médicaux récents.
Les conditions d’éligibilité au dispositif prévoient un plafond pour les prêts (320 000 euros pour les crédits immobiliers, 17 000 euros pour les prêts à la consommation) et un âge limite pour le remboursement intégral, fixé à 70 ans.
Enfin, la convention fait l’objet d’une révision annuelle afin d’intégrer les progrès médicaux et d’ajuster les critères en fonction de l’évolution des connaissances.
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