Le crédit patrimonial, est une solution de financement qui permet au souscripteur d’obtenir un prêt en apportant en garantie ses actifs financiers, ses biens immobiliers et/ou mobiliers. Ce type de crédit est souvent utilisé par des investisseurs ou des individus disposant d’un patrimoine conséquent et qui souhaitent obtenir des liquidités ou investir, sans avoir à vendre leurs possessions ou toucher à leur épargne.
La différence avec le crédit immobilier classique
À proprement parler, le crédit patrimonial, s’il a pour objet l’achat d’un bien immobilier, est un crédit immobilier classique quant à sa forme et à ses règles. La différence se joue toutefois côté garantie.
- Dans un crédit immobilier classique, le plus souvent, l’emprunteur paye une société qui se porte caution (comme Crédit Logement, par exemple). Pour les dossiers particuliers que ces organismes ne suivent pas, la banque propose d’hypothéquer le bien qu'il achète grâce à ce prêt.
- À l’inverse, dans un crédit patrimonial, l’emprunteur met en garantie un bien ou des actifs qu’il possède déjà.
Par ailleurs, le prêt étant largement garanti par des actifs, la banque peut dispenser l’emprunteur de souscrire une assurance emprunteur, ce qui est avantageux pour des débiteurs âgés.
Les différentes formes de crédit
Nous l’avons évoqué précédemment, le crédit patrimonial est un crédit classique, en termes de formalisme et de réglementation. Sa forme et ses modalités dépendent donc de son objet et de son montant :
- Si vous achetez un bien immobilier, alors c’est un crédit immobilier.
- Si vous achetez un tout autre type de bien, une prestation, etc., d'un montant compris entre 200 et 75 000 euros, il s'agit d'un crédit à la consommation.
- Si vous achetez un bien non immobilier dépassant les 75 000 euros, alors il s’agit simplement d’un prêt non soumis à la réglementation sur les crédits à la consommation.
- La durée de l’engagement (12 ou 24 mois) ou offre sans engagement ;
Peu importe la forme du crédit patrimonial, c’est le bien apporté en garantie qui fait varier la nature de celle-ci. Détaillons-les.
Le nantissement des actifs
Le nantissement est l’affectation en garantie de biens meubles incorporels : actifs financiers (actions, obligations, parts sociales, Sicav, OPCVM, etc.), contrats d’assurances-vie ou de capitalisation, fonds de commerce... Il permet à l’emprunteur de garder la propriété de son bien, qui continue à fructifier en cas de rendement positif, tout en offrant une sécurité au prêteur. En cas de défaillance du débiteur, le créancier peut vendre l'actif nanti pour se rembourser.
Mettre un bien en gage
Le gage concerne les biens meubles corporels : véhicules (voitures, motos, bateaux, etc.), objets de valeur (bijoux, œuvres d’art, antiquités), ou tout autre bien physique pouvant être déplacé. Il s'agit d'un contrat par lequel un tel objet est apporté pour garantir le paiement du crédit. Contrairement au nantissement, le gage peut être stipulé avec dépossession, c’est-à-dire que le bien est gardé dans un lieu sécurisé jusqu’au remboursement du prêt. Si l'emprunteur fait défaut, le créancier peut alors vendre l'objet gagé pour récupérer la somme prêtée.
Hypothéquer un bien immobilier
L’hypothèque consiste à apporter en garantie des biens immobiliers : maisons, appartements, terrains, immeubles commerciaux... Ceux-ci restent en la possession de l'emprunteur, qui par exemple continue de toucher ses loyers si ces biens sont loués. Cependant, en cas de non-remboursement, le créancier peut engager une procédure judiciaire pour saisir et vendre l’immeuble afin de se payer sur le prix de la vente.