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Une forte hausse de la sinistralité climatique
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Certains assureurs choisissent de se désengager des localités vulnérables
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
8 avril 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Ces derniers mois, les assureurs ont dû faire face aux conséquences dramatiques de divers phénomènes météorologiques qui ont touché la France. Outre-mer comme en métropole, les coûts des sinistres ont augmenté de manière exponentielle. Malgré la situation délicate liée au changement climatique, les organismes d’assurance affirment qu’ils ne prévoient pas de se désolidariser des particuliers.
Une forte hausse de la sinistralité climatique
Avec les cyclones à Mayotte (Chido) et à la Réunion (Garance) d’une part, et les inondations et les fortes pluies dans plusieurs régions en métropole d’autre part, la France a subi de plein fouet les effets du changement climatique au cours de ces derniers mois. Les dégâts laissés par les phénomènes ont augmenté la sinistralité liée à la météo de manière exponentielle, mettant les assureurs dans une position délicate.
Selon la fédération France Assureurs, le coût des dommages résultant des conditions climatiques dépasse de 18 % les prévisions envisagées en 2021 à horizon 2025 au cours de la période 2020-2023. En effet, les indemnisations des dégâts liés aux intempéries et catastrophes naturelles avoisinaient les 6 milliards d’euros pour chaque exercice. Le record a été enregistré en 2023 avec 6,5 milliards.
Certains assureurs choisissent de se désengager des localités vulnérables
Du fait de leur situation géographique, certaines régions sont plus exposées que d’autres aux risques climatiques. Dans ces zones, les sinistres conséquents aux phénomènes météorologiques, toujours plus violents et plus destructeurs, coutent souvent cher aux assureurs. Certains choisissent d’ailleurs de se retirer des localités les plus menacées par les catastrophes naturelles liées au climat, notamment des côtes et du Nord.
Cependant, les compagnies peuvent se retrouver dans l’obligation de fournir une police aux demandeurs si les collectivités de ces zones à haut risque décident de faire appel au Bureau central de tarification (BCT). Cet organisme a le droit d’imposer aux assureurs qu’ils acceptent de protéger une personne, physique ou morale, lorsque la loi exige que cette dernière soit couverte.
Dans le cas de l’assurance habitation, seuls les locataires et les copropriétés sont contraints d’en souscrire une. Pour les propriétaires, qui ne sont pas obligés d’en contracter, la situation est plus délicate puisqu’ils ne pourront donc pas solliciter le BCT.
- Les sinistres conséquents aux phénomènes climatiques de ces dernières années ont coûté cher aux assureurs.
- Les indemnisations annuelles entre 202 et 2023 se sont élevées en moyenne à 6 milliards d’euros.
- Certaines compagnies préfèrent ne pas couvrir les zones fortement exposées aux catastrophes naturelles et aux risques météorologiques.
Écrit par
La rédaction Meilleurtaux