Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
14 janvier 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux

La loi Lemoine a instauré un nouveau cadre plus flexible pour la résiliation de l’assurance emprunteur. Ses dispositions ont fait évoluer les pratiques des acteurs du secteur. Durant les premières années ayant suivi son entrée en vigueur, une forte dynamique a été observée en termes de substitution. Néanmoins, à en croire une récente étude de MetLife, l’euphorie semble être retombée.
Un ralentissement des demandes de résiliation sur 2024
La loi Lemoine, en facilitant les démarches de résiliation, a fait bouger le marché de l’assurance emprunteur en termes de concurrence. Toutefois, l’effet boule de neige n’a pas duré. Les dernières données de MetLife révèlent que la majorité des professionnels observent désormais une stabilisation, voire une baisse, des demandes de substitution, témoignant d’une adaptation progressive du marché à ce nouveau cadre réglementaire.
Les comportements des emprunteurs ont également évolué. Les demandes d’explications et de devis ont diminué, signe d’une meilleure information des consommateurs. Ces derniers semblent désormais mieux informés sur les conditions de la loi Lemoine et se montrent plus sélectifs dans leurs choix. Beaucoup préfèrent conserver leur contrat si l’avantage financier associé à un changement n’est pas suffisamment important.
Un environnement concurrentiel plus équilibré
La loi Lemoine a indéniablement accéléré le phénomène de substitution d’assurances emprunteurs. Initialement, les résiliations se concentraient principalement sur la première année de souscription, les assurés profitant de cette nouvelle liberté pour comparer les offres et trouver des solutions plus avantageuses. Toutefois, un virage semble s’être opéré en 2024. Si la première année reste une période privilégiée pour résilier (48 % des cas), la proportion d’emprunteurs choisissant de changer d’assurance après deux ans de contrat est en constante augmentation (28 % contre 21 % en 2023).
Comme le suggèrent plusieurs experts. La baisse des prêts accordés par les banques, combinée à une stagnation des niveaux des taux d’intérêt, a conduit certains profils à maintenir leurs contrats plus longtemps, au lieu d’opter pour une délégation d’assurance.
Si les prévisions pour 2025 sont encourageantes, avec une possible reprise du marché du crédit immobilier, de nouveaux défis se posent. Les assureurs devront continuer à innover pour répondre aux attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante, tout en maîtrisant leurs risques. Les régulateurs, de leur côté, devront veiller à ce que la concurrence reste loyale et à ce que les consommateurs soient toujours mieux informés.
- La loi Lemoine a transformé le marché de l’assurance emprunteur, initialement marqué par une forte dynamique de résiliation.
- Les demandes de substitution se stabilisent, indiquant une adaptation du secteur.
- Les emprunteurs, mieux informés, sont plus sélectifs.
- Bien que la première année demeure privilégiée pour la résiliation, un nombre croissant d’assurés opte pour un changement après deux ans.