Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
28 avril 2025 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
L’accès à l’indispensable assurance de prêt destiné à un achat immobilier reste un défi pour les personnes souffrant ou ayant souffert d’une pathologie grave. Néanmoins, les règles évoluent, et plusieurs dispositifs permettent aujourd’hui de trouver une couverture dans des conditions plus équitables.
Des dispositifs spécifiques pour un accès facilité à l’emprunt
ImportantLa convention Aeras (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) constitue le cadre principal pour accompagner les personnes présentant un risque médical supérieur à la moyenne. Ce sont entre autres les malades du cancer ou d’une affection grave ou de longue durée associée à une mortalité élevée.
L’accord exclut en revanche les risques liés à leurs habitudes, leur métier ou leurs activités extra-professionnelles.
- Il autorise notamment la demande de devis d’assurance sans présenter de promesse de vente, sur simple simulation de crédit immobilier et remplissage du questionnaire de santé.
- Cette proposition est valable quatre mois, ce qui permet à l’emprunteur de sécuriser une offre d’achat avant de s’engager auprès d’une compagnie.
Une meilleure prise en compte des parcours de santé
Pour sa part,
ImportantLe droit à l’oubli, instauré en 2016 et renforcé par la Loi Lemoine de 2022, permet aux anciens malades du cancer ou de l’hépatite C de ne pas mentionner leur pathologie à l’issue d’une période de cinq ans sans rechute. Cette disposition contribue à limiter les exclusions ou surprimes injustifiées.
Pour les personnes qui ne satisfont pas aux critères, une grille de référence peut encadrer les garanties, afin d’éviter des majorations tarifaires excessives.
En outre, grâce à cette même loi Lemoine, il est possible de décrocher un prêt sans remplir de questionnaire de santé, sous réserve que :
- le montant assuré ne dépasse pas 200 000 euros,
- le crédit soit intégralement remboursé avant les 60 ans du souscripteur.
Cette suppression permet de lever des freins à l’emprunt majeurs pour de nombreux profils.
Des solutions sur mesure en alternative aux dispositifs dédiés
Certains emprunteurs ne remplissent pas les conditions définies par les dispositifs en place, mais peuvent malgré tout obtenir un financement.
Des négociations directes avec les banques sont possibles, en mettant en avant des éléments solides comme :
- un historique d’investissement dans le locatif,
- ou une bonne capacité de remboursement.
Dans ce cadre, l’assurance peut parfois être contournée si des garanties alternatives sont mises en place.
- La convention Aeras facilite l’accès à l’assurance emprunteur pour les personnes ayant un risque aggravé de santé.
- Le droit à l’oubli, réduit à cinq ans, supprime l’obligation de déclarer certains antécédents médicaux.
- Il est possible d’obtenir un crédit immobilier sans questionnaire de santé sous conditions.
- Même hors dispositifs, des négociations ciblées peuvent permettre d’emprunter avec un dossier solide.