Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
26 février 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux

L’Observatoire des crédits aux ménages (OCM) révèle un phénomène inédit concernant les prêts à la consommation en France. En 2024, le taux de détention de ces prêts a chuté de manière notable, pour atteindre son niveau le plus bas depuis 1989. Bien que cette baisse s’inscrive dans un contexte économique complexe, les prévisions pour 2025 laissent entrevoir une reprise modérée. Explications.
Les Français se détournent des crédits à la consommation
Selon le rapport de l’OCM publié à la fin de l’année 2024, le taux de détention des crédits par les ménages a enregistré une baisse importante, à 41,9 %, pour la sixième année consécutive . Cette tendance s’accompagne d’un recul significatif du recours au crédit à la consommation, désormais plébiscité par seulement 19 % des ménages français.
Le prêt conso est principalement destiné à l’acquisition de biens durables et au financement de travaux de logement. Toutefois, les conditions économiques actuelles semblent avoir freiné cette dynamique. La crise immobilière et le faible nombre de déménagements sont des facteurs qui contribuent à ce déclin.
Une conjoncture défavorable, mais des signes de stabilisation
L’inflation élevée a eu un impact notable sur les comportements financiers des ménages français. Cependant, son ralentissement à 2 % en 2024 a permis d’atténuer la pression.
Une enquête récente révèle que 85,4 % des Français se disent capables de gérer leurs remboursements, un taux significativement supérieur à celui observé en 2024 (50,7 %) et en 2023 (49,9 %).
La demande de crédit à la consommation pourrait connaître une croissance dans les mois à venir . En 2024, 3,7 % des ménages ont prévu de souscrire à ce prêt, contre 3,5 % en 2023.
Les perspectives pour 2025
Important Selon les experts, la situation des ménages en 2024, caractérisée par un meilleur contrôle de l’endettement et une gestion prudente des crédits existants, pourrait stimuler la relance de l’endettement en 2025. Ayant accumulé une certaine épargne pendant la période de crise, ils semblent désormais prêts à envisager de nouveaux projets.
Plusieurs facteurs confortent cette assertion. Tout d’abord, les taux d’intérêt se maintiennent à un niveau relativement bas , ce qui rend le crédit à la consommation attractif pour de nombreux candidats.
Par ailleurs, les banques proposent des offres de plus en plus variées et adaptées aux besoins des consommateurs. Les crédits affectés, les prêts personnels ou encore les solutions de financement en ligne constituent un large éventail de possibilités pour financer différents types de projets.
À retenir
- En dépit d’une baisse marquée de la production de crédits à la consommation en 2024, les perspectives s’annoncent plus optimistes pour 2025.
- La maîtrise de l’inflation, une gestion plus sereine des remboursements et la stabilisation du marché immobilier devraient permettre une reprise progressive des souscriptions.
- Toutefois, l’évolution de ce marché dépendra de la capacité des ménages à maintenir un équilibre financier face aux fluctuations économiques et aux changements des conditions de prêt.