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Fin 2026 : la demande tient, l’accès se resserre
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Pourquoi les banques trient davantage les dossiers ?
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Quels profils risquent le refus ? Et qui a un avantage ?
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Que faire quand les banques sont plus sélectives ?
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Un outil aussi utilisé pour financer un projet
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Mensualité en baisse, mais addition finale souvent plus lourde
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
28 Octobre 2026 .
Temps de lecture :
4 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Fin 2026, les demandes de regroupement de crédits restent nombreuses, dans un contexte où les banques trient davantage les dossiers. Taux, profils acceptés et impact sur le coût total : état des lieux.
- Fin 2026, la demande de regroupement de crédits reste élevée, mais les banques sélectionnent davantage.
- Taux Meilleurtaux : 5,92% à 8,20% sans garantie ; 5,47% à 7,06% avec garantie hypothécaire (régime conso).
- Les propriétaires sont majoritaires dans les dossiers Meilleurtaux en 2026 : 63% contre 37% de locataires et assimilés.
- Environ 25% des dossiers incluent une trésorerie > 15 000 euros pour financer un projet.
- La mensualité baisse en moyenne de 370 euros (-40%), mais le coût total augmente souvent avec l’allongement de durée.
Réunir plusieurs emprunts pour n’en payer qu’un seul peut aider à alléger une charge mensuelle, redonner de la souplesse à un budget ou intégrer le financement d’un projet. En pratique, l’opération aboutit à une échéance unique, souvent plus basse, mais qui implique souvent d'allonger la durée de remboursement et donc d'augmenter le coût total du crédit.
Fin 2026 : la demande tient, l’accès se resserre
Les candidats au regroupement de crédits restent nombreux en cette fin d’année 2026. « On a beaucoup de demandes », indique Sandra Novais, directrice du regroupement de crédits chez Meilleurtaux. Pour autant, le marché n’a pas le même visage qu’il y a quelques mois : « Le profil d'une partie des demandeurs s'est fragilisé ces derniers mois », observe-t-elle, tandis que les établissements prêteurs deviennent plus prudents. Elle précise : « En revanche, les banques restent ouvertes aux clients qui nous sollicitent pour financer un projet avec une mensualité contenue et un endettement qui reste maîtrisé après l'opération. »
Pourquoi les banques trient davantage les dossiers ?
Selon Meilleurtaux, l’une des explications tient à l'augmentation du coût de refinancement des établissements bancaires, ce qui les incite à limiter le risque. « Elles vont être beaucoup plus attentives aux dossiers qu'elles acceptent », explique Sandra Novais.
Conséquence : certains partenaires auraient arrêté les regroupements de crédits relevant du régime immobilier, faute de rentabilité suffisante compte tenu des taux pratiqués et des plafonds réglementaires.
Les fourchettes de taux communiquées
D’après les derniers barèmes transmis par Meilleurtaux, les regroupements sans garantie se situent entre 5,92% et 8,20%. Pour une opération avec garantie hypothécaire relevant du régime du crédit à la consommation, les taux vont de 5,47% à 7,06%.
Quels profils risquent le refus ? Et qui a un avantage ?
Dans ce cadre plus strict, les emprunteurs les plus fragiles peuvent avoir davantage de difficultés à faire accepter leur dossier. Les banques regardent notamment l’historique bancaire, l’existence d’incidents de paiement et la capacité à tenir les dépenses au quotidien.
Les propriétaires paraissent mieux placés. « Dans notre pratique quotidienne, nous constatons que les dossiers de propriétaires obtiennent plus facilement l'accord des banques, d'autant plus lorsque le bien peut être pris en garantie », souligne Sandra Novais. Chez Meilleurtaux, 63% des dossiers de regroupement de crédits en 2026 concernent des propriétaires, contre 37% de locataires et assimilés.
Que faire quand les banques sont plus sélectives ?
Un refus n’est pas une fatalité : un dossier bien préparé et présenté au bon établissement garde de réelles chances d’aboutir. Faire appel à un courtier permet notamment de comparer plusieurs établissements en une seule démarche, de monter un dossier cohérent (situation budgétaire, garanties, projet) et de choisir une durée qui limite le surcoût.
Pour savoir où vous en êtes avant de vous lancer, vous pouvez simuler votre regroupement de crédits et obtenir une première estimation de mensualité.
Un outil aussi utilisé pour financer un projet
Le regroupement de crédits ne vise pas seulement les ménages en difficulté. Deux grands cas ressortent : ceux qui ont multiplié les emprunts et veulent baisser leurs charges, et des ménages dont l'endettement reste maîtrisé, mais qui souhaitent dégager une trésorerie supplémentaire pour un projet.
Chez Meilleurtaux, environ 25% des dossiers finalisés incluent un besoin de trésorerie supérieur à 15 000 euros, par exemple pour des travaux ou l’achat d’un véhicule, tout en cherchant à contenir la mensualité.
Le passage à la retraite fait aussi partie des motivations : certains emprunteurs préfèrent anticiper la baisse de leurs revenus plutôt que d'attendre de rencontrer des difficultés. Chez Meilleurtaux, les clients ont en moyenne 46 ans et regroupent 4,4 crédits par foyer.
Mensualité en baisse, mais addition finale souvent plus lourde
La baisse d’échéance constitue l’argument principal. Selon Sandra Novais, les dossiers financés par Meilleurtaux aboutissent à une diminution moyenne des mensualités d'environ 370 euros, soit 40% de mensualités en moins.
Mais une mensualité allégée ne signifie pas forcément un crédit moins cher. Pour obtenir une échéance plus faible, la durée est généralement étirée : même si l’effort mensuel recule, l'emprunteur peut payer davantage d'intérêts sur l'ensemble de l'opération. Des frais peuvent aussi s’ajouter (dossier, garantie, indemnités de remboursement anticipé).
Sandra Novais indique que, dans la plupart des cas, le coût total progresse. Un scénario peut toutefois faire exception : lorsque l’opération sert à remplacer plusieurs crédits renouvelables, parfois très coûteux, par un financement à un taux plus bas.
Avant de signer, l’enjeu est de confronter le total restant dû sur les prêts en cours au coût complet de la nouvelle solution (assurance et frais inclus). Le regroupement peut apporter de l’air au quotidien, sans effacer la dette, et la question de l’acceptation du dossier demeure pour les profils les plus fragiles.