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Pourquoi les propriétaires paient plus cher que les locataires ?
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Cambriolages : un facteur clé dans le calcul de l'assurance habitation
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Assurance habitation : les régions les plus chères en 2026
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À l'inverse, quels sont les départements les plus abordables ?
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L'Île-de-France reste sous surveillance
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Vacances d'été : comment réduire le risque de cambriolage ?
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Comparer régulièrement son assurance habitation reste essentiel
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
20 juillet 2026 .
Temps de lecture :
5 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
À l’approche de l’été, une période où les cambriolages sont plus fréquents, Meilleurtaux fait le point sur les prix de l’assurance habitation en France. Le constat est simple : le montant de la prime dépend fortement du profil de l’assuré et de son lieu de résidence, notamment en raison du risque de cambriolage. Selon les profils, le coût moyen varie de 89 € à 286 € par an. Mais derrière ces moyennes, les écarts sont importants et peuvent dépasser 100 € d’une région à l’autre. Dans ce contexte, bien protéger son logement devient une priorité.
- Un jeune locataire paie en moyenne 88,78 € par an .
- Un couple locataire débourse 104,25 € par an .
- Un couple propriétaire de maison paie en moyenne 227,72 € par an .
- Une famille propriétaire atteint 285,99 € par an en moyenne.
- Les départements les plus exposés aux cambriolages affichent généralement les primes les plus élevées.
- L'Île-de-France, la région PACA et certains territoires d'Occitanie figurent parmi les zones les plus coûteuses.
Pourquoi les propriétaires paient plus cher que les locataires ?
L'écart est particulièrement marqué entre les appartements et les maisons individuelles.
Les profils locataires restent les moins exposés financièrement. Pour un jeune célibataire vivant dans un appartement de 40 m², l'assurance habitation coûte en moyenne moins de 90 € par an. Même pour un couple occupant un logement de 70 m², la prime reste proche de 100 € par an.
À l'inverse, les propriétaires de maisons font face à des niveaux de cotisation nettement supérieurs.
Cette différence s'explique notamment par :
- une surface plus importante à assurer ;
- une valeur du mobilier souvent plus élevée ;
- un nombre de garanties plus important ;
- un risque accru de sinistres ;
- une exposition plus forte aux cambriolages.
"Les logements plus grands et les biens plus importants à assurer génèrent mécaniquement davantage de risques pour les assureurs, en particulier lorsqu'il s'agit de maisons individuelles", explique Samuel Bansard, directeur des activités de comparaison d'assurances de Meilleurtaux.
Cambriolages : un facteur clé dans le calcul de l'assurance habitation
L'été constitue historiquement une période sensible pour les cambriolages. Les départs en vacances augmentent les périodes d'inoccupation des logements, ce qui représente un risque supplémentaire pour les assureurs.
Selon les dernières données du ministère de l'Intérieur, plus de 212 000 cambriolages de logements ont été enregistrés en France en 2025, soit près de 581 faits par jour.
Les périodes estivales concentrent traditionnellement une part importante des intrusions, notamment lorsque les occupants sont absents plusieurs jours consécutifs.
Pour les assureurs, ces statistiques locales jouent un rôle important dans la tarification.
Un logement situé dans un secteur fortement exposé au risque de cambriolage sera généralement plus coûteux à assurer qu'un logement comparable situé dans une zone moins touchée.
Assurance habitation : les régions les plus chères en 2026
L'analyse des tarifs montre une forte concentration des primes élevées dans le sud de la France et dans certaines zones densément urbanisées.
Pour une famille propriétaire occupant une maison de 145 m² :
- les Bouches-du-Rhône atteignent 377,39 € par an ;
- le Vaucluse affiche 353,88 € ;
- le Var atteint 348,03 € ;
- les Pyrénées-Orientales s'élèvent à 342,69 €.
Ces territoires présentent plusieurs caractéristiques communes :
- une forte densité de population ;
- une concentration importante de résidences secondaires ;
- des biens immobiliers souvent plus valorisés ;
- un niveau de cambriolage supérieur à la moyenne nationale.
Dans les Bouches-du-Rhône, par exemple, le taux de cambriolage atteint environ 8 faits pour 1 000 habitants, contre une moyenne nationale d'environ 5,6 pour 1 000 habitants.
"Le lieu de résidence est devenu un critère presque aussi important que le profil de l'assuré dans la détermination du prix de l'assurance habitation", souligne Samuel Bansard.
À l'inverse, quels sont les départements les plus abordables ?
Certains territoires ruraux conservent des niveaux de prime particulièrement attractifs.
C'est notamment le cas de :
- la Sarthe ;
- la Lozère ;
- la Creuse ;
- la Manche ;
- la Mayenne.
Dans la Sarthe, un jeune locataire paie par exemple 72,39 € par an en moyenne, quand une maison familiale est assurée autour de 249,75 € par an.
Ces départements bénéficient généralement :
- d'une densité de population plus faible ;
- d'une sinistralité réduite ;
- d'une pression moindre liée aux vols et aux actes de délinquance.
Même si les zones rurales connaissent elles aussi une progression des cambriolages, leur niveau de risque reste aujourd'hui inférieur à celui observé dans les grandes agglomérations.
L'Île-de-France reste sous surveillance
L'Île-de-France continue d'afficher des tarifs supérieurs à la moyenne nationale. Pour un couple locataire, la prime atteint par exemple 126,08 € par an dans les Hauts-de-Seine. Pour une famille propriétaire, certains départements franciliens dépassent largement les 300 € annuels, notamment en Seine-et-Marne.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation :
- densité urbaine élevée ;
- coût important des biens à indemniser ;
- concentration des risques de vols ;
- exposition plus forte aux sinistres.
Vacances d'été : comment réduire le risque de cambriolage ?
Avant un départ en vacances, quelques vérifications permettent de renforcer la protection du logement.
Vérifier son contrat d'assurance
Il est recommandé de contrôler :
- le montant du capital mobilier déclaré ;
- les garanties contre le vol ;
- les dépendances couvertes ;
- les exclusions éventuelles du contrat.
Une vérification préalable permet d'éviter de mauvaises surprises lors d'une indemnisation.
Sécuriser son habitation
Les assureurs conseillent également :
- de verrouiller l'ensemble des accès ;
- de faire relever le courrier ;
- de demander à un proche de passer régulièrement ;
- d'utiliser des programmateurs d'éclairage.
Un logement qui paraît occupé reste moins susceptible d'attirer l'attention des cambrioleurs.
Installer des équipements de protection
Les dispositifs suivants constituent des moyens de prévention efficaces :
- alarme ;
- caméra de surveillance ;
- détecteurs connectés ;
- serrures renforcées.
Dans certains cas, ces équipements peuvent également être pris en compte par les assureurs lors de l'évaluation du risque.
Comparer régulièrement son assurance habitation reste essentiel
Les écarts de prix observés entre départements démontrent qu'il n'existe pas de tarif unique en assurance habitation. Profil de l'assuré, type de logement, niveau de garanties, localisation géographique ou encore exposition aux cambriolages influencent directement le montant de la prime.
À garanties équivalentes, comparer les offres permet souvent d'identifier des solutions plus compétitives tout en conservant une protection adaptée à son logement et à sa situation familiale.
Écrit par
La rédaction Meilleurtaux