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Définition et rôle du co-emprunteur
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Qui peut être co-emprunteur ?
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Avantages d'avoir un co-emprunteur
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Processus pour devenir co-emprunteur
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Types de crédits à la consommation concernés
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Engagements et obligations du co-emprunteur
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Assurance emprunteur pour les co-emprunteurs
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Gestion du co-emprunt
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Risques et précautions pour le co-emprunteur
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Modification ou annulation du statut de co-emprunteur
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Alternatives au co-emprunt
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Questions fréquentes sur le co-emprunt
Écrit par MALECOT Cyril .
Mis à jour le
1 octobre 2025 .
Temps de lecture :
9 min
Le crédit à la consommation est une solution de financement pratique pour concrétiser des projets personnels comme l’achat d’une voiture, des travaux ou un voyage. Mais lorsqu’on emprunte à deux, les conditions du prêt peuvent être plus avantageuses. Cependant, cette solution implique également des responsabilités partagées.
Dans cette page, nous allons explorer en détail ce qu’est un co-emprunteur, son rôle, ses avantages et les précautions à prendre avant de s’engager dans un tel contrat.
Définition et rôle du co-emprunteur
Qu'est-ce qu'un co-emprunteur ?
Un co-emprunteur est une personne qui souscrit un crédit conjointement avec un autre emprunteur, voire plusieurs. Concrètement, cela signifie que les deux parties s’engagent à rembourser le prêt, partageant ainsi les responsabilités financières. Ils sont solidaires de la dette, ce qui signifie que si l’un ne paie plus, l’autre doit prendre le relais.
Cette solution est souvent choisie par des couples ou des proches pour accéder à un financement plus facilement et à de meilleures conditions. Cependant, elle implique aussi des engagements importants. Le co-emprunteur est pleinement impliqué dans le contrat de crédit et doit participer au remboursement des mensualités.
Différence entre co-emprunteur et co-acquéreur
Le co-emprunteur et le co-acquéreur sont deux notions proches, mais distinctes. Le co-emprunteur est lié au crédit, tandis que le co-acquéreur est lié à l’acquisition d’un bien (comme une maison ou une voiture).
Par exemple, dans un prêt immobilier, vous pouvez être co-emprunteur et co-acquéreur si vous partagez à la fois le crédit et la propriété du bien. Strictement parlant cela dit, le co-emprunteur est uniquement concerné par le remboursement du prêt.
Qui peut être co-emprunteur ?
Critères d'éligibilité
Pour devenir co-emprunteur, il faut remplir certaines conditions :
- Être majeur : la personne doit avoir au moins 18 ans.
- Être juridiquement capable de contracter un prêt.
- Être solvable : le co-emprunteur doit avoir des revenus stables et ne pas figurer au Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers (FICP), de préférence.
- Avoir une bonne situation financière : les organismes de crédit évaluent la capacité de remboursement des deux emprunteurs.
Types de relations possibles
Être en couple (marié, pacsé, etc.) n’est pas une obligation pour devenir co-emprunteur. En effet, un membre de votre famille (parent, enfant, frère, sœur, etc.), un ami proche ou même un associé dans le cadre professionnel peut aussi tout à fait le devenir. Les banques privilégient généralement les liens familiaux ou conjugaux car ils offrent une meilleure garantie de stabilité.
Avantages d'avoir un co-emprunteur
Augmentation de la capacité d'emprunt
En ajoutant un co-emprunteur dans l’opération financière, vous cumulez vos revenus, ce qui augmente logiquement le montant que vous êtes en mesure d’emprunter. Cela est particulièrement utile pour financer des projets coûteux comme des travaux ou l’achat d’une voiture.
Amélioration des chances d'obtention du crédit
Avec deux emprunteurs, les organismes de crédit perçoivent moins de risques, ce qui peut faciliter l’obtention du prêt. Si l’un des emprunteurs a un dossier moins solide, la présence d’un co-emprunteur solvable peut rassurer le prêteur.
Répartition des responsabilités financières
Le co-emprunt permet de partager les mensualités, ce qui allège la charge financière pour chacun. Cela peut être particulièrement utile si l’un des emprunteurs a des revenus moins élevés.
Obtenir un meilleur taux d'intérêt
En réduisant le risque pour le prêteur, vous pouvez parfois négocier un taux d’intérêt plus avantageux, ce qui diminue le coût total du crédit. De même, vous pourrez sûrement supporter des mensualités plus élevées, et donc réduire la période d’amortissement, ce qui assure également un taux d’intérêt plus faible.
Processus pour devenir co-emprunteur
Démarches administratives
Les co-emprunteurs suivent la même procédure de souscription d’un prêt que pour emprunteur seul : évaluation, fourniture de justificatifs, etc. La concrétisation se fait lors de la signature de l’offre de crédit par les deux débiteurs. A noter qu’ils disposent d’un droit de rétractation de 14 jours calendaires pour annuler l’opération, sans justification.
Documents nécessaires
Les pièces justificatives demandées incluent généralement :
- Une pièce d’identité.
- Un justificatif de domicile.
- Des bulletins de salaire ou preuves de revenus.
- Un relevé d’identité bancaire (RIB).
- Le dernier avis d’imposition.
- Une facture, un devis ou un bon de commande, en cas de crédit affecté.
Évaluation de la solvabilité par l'organisme de crédit
Grâce à ces documents, l’organisme de crédit ou la banque évalue la solvabilité des deux emprunteurs. Il examine avec précision vos revenus, vos charges et votre historique de crédit. Cette étape est cruciale pour déterminer si le prêt peut être accordé ou non.
Types de crédits à la consommation concernés
Prêt personnel
Le prêt personnel permet de disposer d’une somme d’argent à dépenser comme on le désire, sans avoir à justifier de l’affectation des fonds. Il peut financer tout type de projet : voiture, achat de mobilier, travaux, mariage, voyage, naissance, dépenses de santé...
Crédit affecté
Le crédit affecté, à l’inverse, est un prêt contracté pour un achat précis (voiture, électroménager, travaux, etc.). Le demandeur doit justifier de l’utilisation des fonds. Si le contrat principal n’aboutit pas (prestation de service, voiture non livrée...), le contrat de prêt est caduc.
Crédit renouvelable
Le crédit renouvelable est une réserve d’argent disponible à tout moment, de quelques milliers d’euros, avec des intérêts uniquement sur les sommes utilisées. Bien que moins courant en co-emprunt, peut aussi être souscrit à deux, notamment pour des dépenses imprévues.
Engagements et obligations du co-emprunteur
Responsabilité solidaire
En vertu d’une clause de solidarité inscrite dans la convention, le co-emprunteur est solidaire de la dette. Cela signifie que si l’autre débiteur ne peut pas rembourser, le co-emprunteur doit prendre le relais, et ce, pour la totalité des mensualités. En effet, les deux co-emprunteurs sont solidairement responsables du remboursement intégral du prêt.
Remboursement du crédit
Les deux emprunteurs doivent respecter les échéances de remboursement selon les modalités définies au contrat (périodicité, montant, jour du paiement...). En cas de défaillance, les conséquences peuvent être graves pour les deux parties.
Conséquences en cas de défaut de paiement
En cas de non-paiement, les deux emprunteurs peuvent être inscrits au FICP, ce qui peut compliquer l’obtention de crédits futurs. Par ailleurs, les débiteurs étant tenus solidairement du paiement du prêt, si l’un est défaillant, l’autre se doit de couvrir l’intégralité des mensualités.
Si les deux se retrouve en situation d’impayé, alors le prêteur pourra engager des poursuites judiciaires pour se faire rembourser, pouvant jusqu’à la saisie des salaires ou des biens des emprunteurs.
Assurance emprunteur pour les co-emprunteurs
Fonctionnement de l'assurance
Facultative mais souvent imposée par les prêteurs comme condition pour octroyer leurs crédits, l’assurance emprunteur assure le paiement du prêt en cas d’accident de la vie. Elle ne protège toutefois par la banque ou l’organisme de crédit contre les autres impayés, comme le ferait un garant.
Options de couverture
Les contrats d’assurance proposent plusieurs garanties. Celles de base couvre le décès, l’invalidité (totale ou partielle) et l’incapacité de travailler (totale ou partielle). Il est possible de souscrire d’autres garanties, comme la perte d’emploi, pour assurer le paiement du crédit en cas de chômage, par exemple.
Quotité d'assurance
La quotité d’assurance détermine la part de chaque emprunteur dans la couverture. Il est ainsi possible de choisir une répartition inégale de la quotité en fonction des revenus de chacun :
- 100% sur un seul emprunteur.
- 50/50 si les revenus sont équivalents.
- Répartition personnalisée en fonction des moyens de chacun (45/55, 60/40).
- Couverture à 200%.
Gestion du co-emprunt
La gestion d’un co-emprunt repose sur trois piliers essentiels : la répartition des mensualités, une communication claire et une procédure en cas de désaccord.
Tout d’abord, il est crucial de définir dès le départ comment les mensualités seront partagées entre les co-emprunteurs, en tenant compte des revenus et des capacités de chacun. Une bonne communication est également indispensable pour éviter les malentendus et préserver une relation saine, surtout si des imprévus surviennent.
Enfin, en cas de désaccord ou de difficultés, il est recommandé de faire appel à un médiateur ou à un conseiller financier pour trouver une solution équitable et éviter que la situation ne dégénère. Une gestion bien organisée du co-emprunt permet de renforcer la confiance et d’assurer le succès du projet commun.
ExempleSi l’un des co-emprunteurs gagne 2000 euros et l’autre 1500 euros, ils peuvent décider de répartir les mensualités proportionnellement à leurs revenus.
Risques et précautions pour le co-emprunteur
Impact sur la capacité d'emprunt future
Être co-emprunteur peut limiter votre capacité à souscrire d’autres crédits à l’avenir, puisque votre taux d’endettement est nécessairement déjà impacté par la charge du co-emprunt. Si vous empruntez de nouveau à deux, le poids sera limité. Toutefois, pour emprunter seul, cela peut être un frein.
Conséquences en cas de séparation ou de décès
En cas de décès, l’assurance emprunteur couvrira tout ou partie de la dette. En revanche, sans assurance, la charge reviendra sur l’autre débiteur. La séparation, elle, nécessite soit de vendre le bien objet du prêt pour solder ce dernier, ou bien qu’une des deux parties rachète la part de l’autre et reprenne le bien à son nom seul. Dans ce cas, l’autre devra demande une désolidarisation.
Conseils pour se protéger
Avant de signer, assurez-vous de bien comprendre les termes du contrat et envisagez de souscrire une assurance pour vous protéger. Voici quelques conseils pour une protection maximale :
- Bien définir la répartition des paiements.
- Souscrire une assurance adaptée permet de se protéger en cas d’imprévus.
- Anticiper une sortie éventuelle du co-emprunt.
Modification ou annulation du statut de co-emprunteur
Modifier ou annuler le statut de co-emprunteur est possible, mais cela implique des démarches spécifiques et des conséquences à ne pas négliger.
Pour se désolidariser d’un co-emprunt, il faut obtenir l’accord du prêteur, qui peut exiger le remboursement anticipé d’une partie du crédit ou une réévaluation de la solvabilité de l’emprunteur restant. Les conditions varient selon les organismes de crédit, il est donc essentiel de se renseigner directement auprès de votre établissement pour connaître les modalités précises.
Enfin, la désolidarisation peut avoir des implications juridiques et financières importantes, notamment sur la capacité d’emprunt future ou les relations entre les parties concernées. Avant de prendre une décision, il est fortement recommandé de consulter un expert pour bien comprendre les enjeux et anticiper les éventuelles conséquences.
Alternatives au co-emprunt
Caution personnelle
Une alternative au co-emprunt est le cautionnement, où une tierce personne, appelée caution personnelle, s’engage à rembourser le prêt en cas de défaillance du débiteur principal. Elle se subrogera ensuite dans les droits du prêteur afin de récupérer la dette auprès de l’emprunteur.
Prêt individuel avec garantie
Comme expliqué plus haut avec le cautionnement, une bonne alternative est la constitution de garanties afin de rassurer les organismes de crédit. Le débiteur peut apporter divers biens en garantie : mobiliers (gage d’un véhicule, d’un objet de valeur) ou bien immatériels (nantissement d’une assurance vie, par exemple). En cas d’impayé, la banque pourra faire saisir le bien pour se payer avec le prix de la vente.
Questions fréquentes sur le co-emprunt
Peut-on ajouter un co-emprunteur en cours de crédit ?
Oui, c’est possible, mais cela nécessite l’accord de la banque ou de l’organisme prêteur : une réévaluation de la solvabilité des emprunteurs et une mise à jour du contrat sont à prévoir dans ce cas de figure.
Le co-emprunteur a-t-il accès aux informations du compte ?
Oui, le co-emprunteur a accès aux informations relatives au crédit (évolution du remboursement et gestion du prêt par exemple) car il est pleinement impliqué dans le contrat.
Quelles sont les conséquences fiscales du co-emprunt ?
Le co-emprunt n’a pas de conséquences fiscales directes. C’est la coacquisition, très souvent corrélée au co-emprunt, qui a des incidences fiscales.
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