Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
6 août 2026 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
En moins d’une décennie, le marché de la voiture neuve a basculé vers la location. Les chiffres d’AAA Data montrent une progression continue du leasing, alors qu’une réforme du crédit conso va encadrer davantage la LOA à partir du 20 novembre.
- Selon AAA Data, la location passe de 38% des immatriculations en 2019 à 63%.
- La bascule intervient en 2022 : le leasing devient majoritaire (52%).
- La LOA pèse une vente sur 3, avec une option finale de 30 à 50% de la valeur à neuf.
- Dès le 20 novembre, la LOA sera davantage encadrée par la réforme du crédit conso.
- La LLD atteint 30% des immatriculations en 2026 (+50% en 4 ans) et pourrait doubler la LOA l’an prochain.
La voiture neuve s’achetait encore majoritairement au début des années 2010, souvent via un crédit auto, présent dans 75% des ventes. À l’époque, le leasing venait surtout des pays anglo-saxons et restait surtout associé aux entreprises, très minoritaire chez les ménages.
Les immatriculations : la location prend l’avantage
En moins de 10 ans, l’équilibre s’est inversé. D’après le cabinet AAA Data, la part de la location dans les immatriculations est passée de 38% en 2019 à 63%, tandis que l’achat (comptant ou à crédit) recule de 62% à 37%.
Le point de bascule intervient en 2022 : pour la première fois, le leasing devient majoritaire avec 52%.
LOA : un tiers des ventes, et un cadre plus strict dès le 20 novembre
La location avec option d’achat (LOA) est aujourd’hui la formule la plus visible : elle pèse une vente sur 3. Le principe : des mensualités, puis une possibilité de conserver le véhicule en fin de contrat, moyennant une option correspondant à 30 à 50% de la valeur à neuf.
Concrètement, l’automobiliste paie un loyer et finance une petite part du véhicule. Comme près de 30% des acheteurs finissent par garder leur auto, la LOA s’apparente à un crédit. Jusqu’ici, ce terrain était jugé peu encadré, avec un risque d’excès sur les taux et des critères d’acceptation parfois souples.
À compter du 20 novembre, la réforme du crédit à la consommation doit changer la donne : davantage de transparence sur les taux et le coût réel, et une analyse de solvabilité plus rigoureuse.
LLD : la location « pure » en forte accélération
Pour autant, la dynamique ne se limite pas à la LOA. La location longue durée (LLD), sans option d’achat ni remboursement de capital, repose sur « une mise à disposition » sur une durée fixée, avec des loyers généralement plus faibles.
Elle atteint déjà 30% des immatriculations en 2026 (soit +50% en 4 ans). Ne relevant pas des règles du crédit conso, la LLD laisse davantage de latitude sur les conditions et peut faciliter l’acceptation de dossiers « limite ». Son essor est tel qu’elle pourrait doubler la LOA l’an prochain, faisant de la location « pure » le cœur du marché.