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Une efficacité accrue dans la résolution des différends
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Les litiges liés aux biens et aux catastrophes naturelles en forte progression
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
18 septembre 2025 .
Temps de lecture :
3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
En 2024, la Médiation française de l’assurance a confirmé son rôle croissant comme instrument de régulation et de protection des consommateurs. Le nombre de dossiers traités par cet organisme a atteint 36 540, soit une augmentation de près de +20 % par rapport à l’année précédente. Que reflète cette tendance ? Comment l’interpréter ? Éléments de réponse.
- L’année 2024 confirme l’importance croissante de la médiation dans le paysage assurantiel français.
- Au-delà de la résolution des conflits, elle constitue un outil de régulation stratégique, capable de guider les consommateurs et les collectivités à travers un environnement de risques de plus en plus diversifié et complexe.
- La multiplication des dossiers liés aux catastrophes naturelles et aux assurances affinitaires illustre la nécessité d’une médiation proactive, informée et adaptée aux enjeux actuels du marché.
Une efficacité accrue dans la résolution des différends
L’augmentation des saisines s’explique en grande partie par l’évolution réglementaire et la mise en conformité des assureurs avec les directives de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).
Depuis 2023, les assureurs disposent de deux mois pour répondre aux réclamations de leurs clients, après quoi ils sont tenus de transmettre les coordonnées de la Médiation. La formalisation de la procédure a facilité l’accès à cet organisme, entraînant une hausse de +32 % des dossiers acceptés.
Important La médiation joue un rôle déterminant dans la résolution des litiges : plus de la moitié des assurés (55 %) voient leur situation réglée favorablement et, dans 36 % des cas, la simple mise en relation suffit à provoquer une réaction rapide de l’assureur.
Arnaud Chneiweiss, Médiateur de l’assurance, souligne que
Ces résultats démontrent l’efficacité tangible du dispositif, tout en révélant les limites des services internes de réclamations, qui peinent souvent à apporter une réponse satisfaisante dès la première demande.
Arnaud Chneiweiss
Les litiges liés aux biens et aux catastrophes naturelles en forte progression
L’analyse sectorielle des dossiers révèle que les assurances de biens et de responsabilités concentrent près de deux tiers des saisines. L’assurance automobile (35 %) et l’assurance habitation (31 %) dominent le paysage des réclamations, avec une hausse notable des litiges liés aux aléas climatiques. La sécheresse et les fissures dans les habitations représentent désormais une part importante des contestations.
Les assurances affinitaires, qui incluent les garanties de téléphones, les cartes bancaires ou les annulations de voyage, continuent de générer une proportion significative des litiges (16 %). Souvent jugés complexes ou insuffisamment transparents, ces produits nécessitent un encadrement accru pour limiter les dérives et restaurer la confiance des consommateurs. La médiation apparaît ainsi comme un instrument essentiel de clarification et de régulation sur un marché hétérogène et en constante mutation .
Outre les particuliers, la médiation s’étend progressivement aux collectivités. Le 1er juillet 2024, le gouvernement a mis en place la cellule CollectivAssur, sous l’autorité du médiateur, afin d’accompagner les communes qui rencontrent des difficultés pour s’assurer.