Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
20 février 2025 .
Temps de lecture :
2 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
La rumeur d’un contrôle annuel pour les véhicules de plus de 10 ans s’est largement répandue sur Internet, jusqu’à être relayée par certains médias traditionnels. Le 4 février dernier, le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires a émis une déclaration qui infirme définitivement et sans ambiguïté cette information erronée.
Aucune proposition de loi dans le sens d’une visite annuelle
L’annonce d’un projet de loi pour changer la périodicité de la visite technique s’est rapidement répandue sur les réseaux sociaux et même dans certains médias. En réalité, selon L’Automobile Magazine, l’affirmation est née d’une prise de position des médias allemands sur la nécessité de renforcer le contrôle en France. La fake news a pris une telle ampleur et provoqué la colère de nombreux automobilistes que le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires a dû se fendre d’un communiqué officiel sur sa page X qui déclare qu’« aucun changement de la périodicité n’est au programme ».
Un contrôle annuel n’est pas envisageable dans le contexte actuel
Avec la mise en place progressive des zones à faible émission (ZFE) qui exclut les véhicules estampillés Crit’air 3, l’exigence d’une inspection annuelle risque de provoquer un malaise social. De plus, cela créerait un grand décalage par rapport aux voitures de collection, dont l’obligation de se faire contrôler est fixée à cinq ans. La contre-indication est également technique. En effet, les centres agréés devront alors traiter deux fois plus de véhicules. Il serait difficile de prendre en charge la totalité de la demande.
Près d’un véhicule sur cinq on fait l’objet d’une contre-visite en 2024
Dans la catégorie M1 qui englobe les véhicules de moins de 3,5 tonnes, 19,02 % des contrôles ont abouti à une contre-visite. La grande majorité a enregistré une anomalie majeure, mais seul 0,69 % ont connu des défaillances critiques. Les trains roulants, les suspensions, les feux de signalisation et les équipements électriques font partie des éléments les plus couramment pris à défaut lors des passages en centre technique.
- Le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires a démenti la rumeur portant sur la modification du délai des contrôles techniques.
- Une telle mesure serait difficile à mettre en place.
- Un véhicule sur cinq de la catégorie M1 a dû procéder à une contre-visite en 2024.