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MICI et assurance emprunteur

Le plus souvent - les MICI se caractérisent par une inflammation chronique de l’intestin grêle et du côlon. Parmi elles, on distingue la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Dans la majorité des cas, elles affectent considérablement la qualité de vie des patients. Elles sont considérées comme des risques aggravés par les compagnies d’assurance.

Les MICI se manifestent par des douleurs abdominales, une atteinte de la région anale (un abcès, une fissure, etc.) ou encore des diarrhées persistantes, qui peuvent même être sanglantes.

Elles présentent un risque élevé de cancer colorectal, surtout lorsque les lésions sont situées au niveau du côlon. Leur diagnostic repose notamment sur des critères biologiques et cliniques.

La génétique peut expliquer l'apparition de MICI

Par ailleurs, des facteurs environnementaux, génétiques et immunologiques contribuent au développement de ces maladies. Si le souscripteur d’une assurance emprunteur en souffre, il va devoir compléter un formulaire médical pour que l’assureur puisse évaluer son état de santé avant de lui annoncer sa décision.

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Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

La plupart du temps, les MICI sont diagnostiquées chez les jeunes individus âgés entre 20 et 30 ans. Cependant, elles peuvent apparaître à tout âge. Parfois, elles s’accompagnent d’anorexie, de fièvre, de fatigue et de manifestations extra-intestinales (oculaires, cutanées, etc.) La fréquence et la durée des poussées inflammatoires varient considérablement d’une personne à l’autre.

En général, celles-ci alternent avec des périodes de rémission. Aucun traitement ne permet de les guérir. Toutefois, les médecins fournissent des recommandations et prescrivent des médicaments pour améliorer le bien-être des patients.

Les MICI sont assez méconnues alors qu’elles sont parfois extrêmement invalidantes. Les soins donnent notamment la possibilité de contrôler ces maladies de manière durable. Ils préviennent l’apparition de l’inflammation dans les intestins et favorisent la cicatrisation des lésions du tube digestif

Néanmoins, leur principal objectif est d’alléger les symptômes. En général, les traitements de ces derniers sont semblables à ceux d’autres maladies inflammatoires chroniques comme la sclérose en plaques. Un immunomodulateur est prescrit pour réduire l’inflammation à long terme. Il est efficace pour éviter l’apparition de nouvelles lésions et crises.

Les traitements standards comprennent des antibiotiques, des antidiarrhéiques, des stéroïdes, etc. Ils traitent principalement les poussées inflammatoires et empêchent leur récidive.

Prescription d'anti-inflammatoireLors d’une crise sévère, une hospitalisation et un arrêt de l’alimentation sont indispensables. Si la maladie est bénigne, le médecin préconise des anti-inflammatoires sous forme de comprimés ou de suspensions rectales afin de diminuer l’inflammation.

Dans le cas où elle s’aggrave, il prescrira également de la cortisone au patient, ce qui peut entraîner des effets indésirables tels que les sautes d’humeur, l’acné, les troubles du sommeil, les ulcères d’estomac ou encore l’hypertension artérielle.

Il faut savoir que les MICI sont des maladies idiopathiques. De nos jours, leurs causes ne sont effectivement pas encore connues. Quant à leurs symptômes, ils sont très variés. Dans la majorité des cas, elles évoluent vers des formes invalidantes si elles ne sont pas traitées. Cela se traduit souvent par un rétrécissement du segment intestinal atteint, un abcès, une occlusion et une formation de fistule.

En général, ces complications nécessitent une intervention chirurgicale. Celle-ci doit également être réalisée lorsque les maladies ne répondent pas aux traitements médicamenteux. La plupart du temps, elle consiste à amputer la partie atteinte.

Des liens étroits ont été retrouvés entre le développement des MICI et le déséquilibre de la flore intestinale. Pour établir un diagnostic, le médecin interrogera le patient pour connaître la fréquence des signes. Il effectuera ensuite un examen physique complet avant de faire réaliser des analyses sanguines.

En cas de suspicion, un bilan biologique doit effectivement être réalisé afin de découvrir un syndrome inflammatoire, d’éventuelles carences nutritionnelles, etc. Un examen des selles est aussi utile à leur dépistage. Elle servira également à vérifier l’efficacité du traitement qui sera mis en place.

Parmi les examens médicaux préconisés, on retrouve le lavement baryté, l’échographie pelvienne, la tomographie axiale abdominale, le scanner ou encore l’imagerie par résonance magnétique. Le bilan sera complété par une coloscopie et une biopsie.

Perte de poidsPour les cas les plus compliqués, il sera également possible de localiser les lésions du tube digestif et d’effectuer des prélèvements grâce à une endoscopie digestive.

Elle consiste à introduire dans le système digestif du patient une sonde équipée d’une caméra. Ainsi, elle permet de visualiser instantanément l’intestin grêle. Notons qu’une consultation médicale est nécessaire lorsque les symptômes suivants apparaissent :

  • une diarrhée persistante,
  • des selles sanglantes,
  • un manque d’appétit,
  • une fièvre,
  • une perte de poids involontaire,
  • des nausées et des vomissements,
  • un érythème noueux (une maladie de la peau),
  • des douleurs abdominales et articulaires,
  • une uvéite (atteinte inflammatoire de l'œil),
  • une mauvaise absorption des aliments,
  • une constipation,
  • des abcès à l’anus.

Les analyses de sang révèlent également des marqueurs de pathologies inflammatoires intestinales chroniques. Elles peuvent être associées à des examens d’imagerie tels que la radiographie. Cette dernière permet de visionner la paroi intestinale en vue de détecter certaines lésions.

En outre, l’alimentation et la pollution figurent parmi les facteurs de risque des MICI.

Un déséquilibre dans la composition de la flore intestinale se développerait sous leur influence.

Important Par conséquent, le patient doit accorder une attention particulière à son régime alimentaire. Il est recommandé de prendre des repas légers et de faible quantité pour que l’intestin puisse se mettre au repos plus rapidement.

Il est par ailleurs conseillé de consommer de l’alcool et de la caféine avec modération. En effet, ils amplifient les symptômes. Ils favorisent notamment l’apparition des crampes.

En ce qui concerne le tabagisme, il protège une personne de la rectocolite hémorragique. Paradoxalement, il s’agit pourtant d’un facteur de risque avéré de la maladie de Crohn. En outre, il est préférable de manger des fruits et des légumes cuits. Ils sont moins stimulants pour l’activité intestinale.

Il faut savoir que certains patients développent une intolérance au lactose. Celle-ci se manifeste par un ballonnement intestinal, des selles liquides et des crampes, après la consommation d’un produit laitier.

La maladie de Crohn touche notamment les jeunes adultes et les adolescents. Elle peut affecter l’ensemble du tube digestif de la bouche jusqu’à l’anus. Cependant, l’inflammation se situe, dans la majorité des cas, au niveau de l’intestin. Les signes avant-coureurs se traduisent par des diarrhées chroniques ainsi que des douleurs abdominales s’intensifiant surtout après les repas. Quant aux poussées inflammatoires, elles sont souvent fébriles.

Parmi les signes les plus courants de la maladie, on peut également citer une perte de poids, une fatigue persistante ou encore une dépression. Parmi les complications possibles liées à son évolution, on distingue :

  • les occlusions et les rétrécissements intestinaux,
  • les lésions dans la région anale,
  • les péritonites,
  • la dilatation toxique du côlon.

La maladie de Crohn est considérée comme étant plus grave que la rectocolite hémorragique. Elle présente plus de complications. Les lésions inflammatoires sont généralement profondes. Lorsqu’elle se manifeste, la détérioration de l’état général est plus marquée et précoce. L’importance et la fréquence des diarrhées risquent de provoquer une carence nutritionnelle. Ainsi, des suppléments en fer, en magnésium ou encore en vitamines sont souvent nécessaires.

En cas de rectocolite hémorragique, le côlon et le rectum sont notamment les organes touchés. Le patient souffre de maux de ventre se présentant parfois sous forme de crampes. Ses selles sont noirâtres. Elles s’accompagnent souvent de glaires ou de mucus intestinal.

En ce qui concerne les lésions, elles ne sont que superficielles. Si la maladie s’aggrave, des signes d’anémie peuvent cependant apparaître. En effet, cette pathologie peut entraîner des saignements importants.

Certaines personnes peuvent souffrir de MICI en ne ressentant aucun symptôme. Bien que celles-ci soient différentes, leur traitement est relativement identique. Outre la prise de corticoïdes ou d'immunosuppresseurs, la biothérapie est également une alternative pour traiter ces maladies.

Soulignons qu’en France, la maladie de Crohn concerne un plus grand nombre de personnes que la rectocolite hémorragique. Or, elle reste encore assez méconnue du grand public jusqu’à aujourd’hui.

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Pourquoi l’assurance de crédit est-elle si importante ?

L'assurance de prêt immobilier se substitue à l'emprunteur pour prendre en charge le remboursement de son prêt en cas d’accident ou de maladie. Elle permet notamment de couvrir le décès, l’invalidité et l’incapacité de travail. Son coût peut varier en fonction du montant emprunté et du profil de l’intéressé. Les banques exigent systématiquement que cette garantie soit souscrite par les emprunteurs.

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Pour réduire les frais, les emprunteurs font souvent jouer la concurrence entre les compagnies d’assurance et les établissements bancaires.

Depuis l’entrée en application de la loi Lagarde en 2010, ils sont libres de souscrire une assurance en dehors de la banque prêteuse, à condition que le niveau de garantie soit supérieur ou égal à celle qu’elle propose. Si c’est le cas, tout refus devra être motivé par écrit.

Important En général, les contrats individuels sont plus attractifs en termes de prix. En diminuant le coût de son assurance, le souscripteur allégera pourtant de manière significative le montant global de son prêt.

Il faut savoir que tout emprunteur a également le droit de résilier une assurance et le remplacer par une autre, à l’expiration d’une période d’un an. Or, les banques ne mentionnent pas toujours cette possibilité de résiliation dans leurs contrats. Cette mesure est effective pour les offres de crédit déjà émises depuis le mois de février. À compter du 1er janvier 2018, elle sera également applicable aux contrats d’assurance en cours d’exécution à cette date.

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Comment protéger son emprunt quand on est atteint de MICI ?

Emprunteur souffrant de MICI renseigne un questionnaire médicalSi un emprunteur souffre de MICI, il doit le mentionner dans un questionnaire de santé imposé par les compagnies d’assurance. Les questions posées sont à la fois claires et précises. Le souscripteur est tenu d’y répondre avec exactitude et sincérité.

Toute fausse déclaration de sa part risquerait d’entraîner une réduction des garanties voire une annulation du contrat.

En général, le médecin-conseil lui accordera uniquement la garantie décès avec un risque aggravé. Si son dossier montre toutefois que son état est bien stable, il acceptera les garanties complémentaires ITT et PTIA, avec exclusion pour les complications de la Maladie de Crohn ou de la rectocolite hémorragique.

Pour assurer l’obtention du contrat d’assurance idéal, il est conseillé de lui fournir tous les documents liés aux traitements entrepris.

Ainsi, il en saura davantage sur la maladie grâce à des comptes rendus du gastro-entérologue, aux résultats de la coloscopie et de la biopsie. En effet, il sera mieux informé sur les séquelles, la fréquence des crises, le nombre d’hospitalisations, le traitement suivi, etc.

Il faut s’attendre à ce qu’il sollicite des examens complémentaires pour mieux apprécier l’état de santé de l’intéressé. D’autres demandes de renseignements pourront également encore être transmises au médecin traitant. L’emprunteur se verra ensuite proposer deux solutions :

  • un contrat prévoyant explicitement l’exclusion du risque lié à la maladie,
  • une assurance incluant le risque de la maladie, avec une surprime.

Tout dépendra de la sévérité de la pathologie, de l’efficacité des traitements, etc. Avant toute souscription, il est important de bien lire les conditions générales du contrat d’assurance.

Il faut également savoir que la convention AERAS facilite l’accès à l’assurance emprunteur des personnes présentant un risque aggravé de santé.

Signée il y a une dizaine d’années, elle couvre les garanties décès, invalidité ou perte totale et irréversible d’autonomie. En 2015, le droit à l’oubli y a été inséré. Il s’agit d’un protocole d’accord en faveur des anciens patients guéris de certains cancers.

Brochure d'informationLors de la souscription d’un prêt, les banques doivent remettre à leurs clients une brochure d’informations résumant les dispositions de la convention AERAS.

En outre, les emprunteurs concernés par les MICI trouveront aussi une solution assurantielle adéquate en comparant les offres sur Internet.

De même, ils peuvent faire appel à nos services pour les accompagner dans toutes les démarches liées à la recherche d’une assurance de crédit immobilier.

Ils auront accès à divers services sur notre site Internet : simulateurs, comparateur et guides pratiques.

Nos conseillers fourniront aux clients les meilleures recommandations jusqu’à ce que leur demande de financement soit réussie.


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