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Quel taux d’alcool ne pas dépasser pour le cas général ?
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Quand le dépistage d’alcoolémie intervient-il ?
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Alcoolémie au volant : les sanctions
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En savoir un peu plus sur l’alcoolémie pour prendre le volant de manière plus sécurisée
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Comparaison des taux d’alcool autorisés en Europe
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Conseils pour conduire en toute sécurité après avoir bu
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FAQ
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
23 juin 2025 .
Temps de lecture :
8 min
Vous allez dîner au restaurant ou chez des proches ? Avant de tirer au sort celui qui deviendra le « Sam » de la soirée, faisons un point sur la quantité d’alcool que vous êtes en mesure de boire pour respecter le taux d’alcool autorisé au volant. Il en va de votre sécurité et de celle des autres usagers de la route.
L’essentiel à retenir
- En France, le taux d’alcoolémie autorisé est de 0,5 g/l de sang pour les conducteurs expérimentés, et de 0,2 g/l pour les jeunes conducteurs et la conduite accompagnée.
- Au-delà de ces seuils, vous risquez une amende, un retrait de points, voire des peines plus lourdes (suspension, emprisonnement) selon le taux constaté.
- En Europe, les taux légaux varient : certains pays pratiquent la tolérance zéro (Slovaquie, Hongrie), d’autres autorisent jusqu’à 0,8 g/l (Royaume-Uni).
- Un seul verre d’alcool peut suffire à dépasser le seuil légal. De nombreux facteurs influencent votre alcoolémie : poids, sexe, fatigue, alimentation…
- Pour conduire en toute sécurité, utilisez un éthylotest, anticipez vos déplacements et ne prenez pas le volant si vous avez le moindre doute.
Quel taux d’alcool ne pas dépasser pour le cas général ?
Il s’agit ici des personnes qui ont leur permis de conduire depuis plus de 2 ou 3 ans selon qu’elles ont suivi la formation de conduite accompagnée ou non.
Si vous faites partie de cette catégorie, le taux d’alcool autorisé est de 0,5 gramme par litre de sang, ce qui représente 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré.
Quel taux légal pour un conducteur novice ?
Le permis probatoire est cette période de 3 ans durant laquelle vous n’avez pas la totalité des points sur votre permis de conduire. Elle peut être abaissée à 2 ans si vous suivez une formation complémentaire ou si vous avez opté pour l’apprentissage de la conduite accompagnée.
Les règles sont plus strictes pour les jeunes conducteurs qui ne peuvent présenter un taux d’alcool supérieur à 0,2 g/l de sang. Cela correspond à 0,10 mg d’alcool par litre d’air expiré.
Quel taux d’alcool ne pas dépasser pour la conduite accompagnée ?
Vous êtes en apprentissage anticipé, encadré ou supervisé de la conduite ? Comme pour un jeune conducteur, vous ne pouvez présenter un taux supérieur à 0,2 g/l de sang ou 0,10 mg par litre d’air expiré.
Le cas spécifique des véhicules avec EAD ?
Si ce système n’est pas encore connu de tous, il tend à se développer peu à peu et deviendra certainement la norme pour accentuer la sécurité des usagers de la route et éviter des accidents mortels.
Le véhicule avec éthylotest antidémarrage est équipé d’un dispositif qui empêche le démarrage de la voiture si le taux d’alcool autorisé est dépassé. Il n’y a pas de tolérance en la matière, ce test d’alcoolémie est fiable et inflexible.
Si vous êtes équipé d’un véhicule avec EAD, vous suivrez les règles des jeunes conducteurs et des personnes suivant la conduite accompagnée.
En résumé
| Catégorie de conducteur | Taux max. d'alcool dans le sang | Taux max. d'alcool dans l’air expiré | Remarques |
|---|---|---|---|
| Conducteur confirmé (permis > 2 ou 3 ans) | 0,5 g/l | 0,25 mg/l | Cas général, après période probatoire |
| Conducteur novice (permis probatoire ≤ 3 ans) | 0,2 g/l | 0,10 mg/l | Règles plus strictes pour les jeunes conducteurs |
| Conduite accompagnée (apprentissage anticipé ou supervisé) | 0,2 g/l | 0,10 mg/l | Même seuil que pour les conducteurs novices |
| Véhicule équipé d’un EAD (éthylotest antidémarrage) | 0,2 g/l | 0,10 mg/l | Aucun démarrage possible si seuil dépassé ; même seuil que les novices |
Quand le dépistage d’alcoolémie intervient-il ?
En tant qu’automobiliste, vous pouvez à tout moment être contrôlé pour vérifier que vous n’avez pas consommé de boisson alcoolisée ou, a minima, que vous en avez consommé de manière raisonnable. Ce contrôle d’alcoolémie peut avoir lieu de manière aléatoire pour lutter contre la conduite en état d’ivresse.
En cas d’accident de la route, qu’il s’agisse ou non d’un accident mortel, la présence d’alcool dans votre sang sera vérifiée. L’influence de l’alcool sur le comportement des automobilistes est importante. De ce fait, un test d’alcoolémie est réalisé pour vérifier votre responsabilité dans l’accident de la circulation.
Si vous êtes l’auteur d’une infraction (excès de vitesse ou tout autre non-respect du Code de la route), votre consommation d’alcool sera vérifiée.
Un éthylotest permet de savoir si votre taux d’alcool est supérieur au taux légal. Si tel est le cas, un contrôle peut être effectué.
Une prise de sang ou un éthylomètre pour vérifier votre taux exact
Les forces de l’ordre peuvent procéder à un test plus avancé pour connaître le nombre exact de grammes d’alcool dans votre sang. Cette vérification est effectuée dans les cas suivants :
- vous êtes impliqué dans un accident ayant engendré des dommages corporels ;
- vous avez commis une infraction au Code de la route ;
- vous êtes en état d’ivresse ;
- vous refusez le dépistage d’alcoolémie ;
- votre état de santé ne permet pas d’utiliser un éthylotest.
Alcoolémie au volant : les sanctions
Si vous avez de l’alcool dans le sang et que vous présentez une alcoolémie supérieure au taux légal, des sanctions sont appliquées. Elles varient selon le degré d’alcool dans le sang.
Taux entre 0,5 et 0,8 g/l de sang
Conduire un véhicule avec un tel taux peut être sanctionné par une amende de 750 €, même si la plupart du temps c’est une amende forfaitaire de 135 € que vous devez payer. Selon les cas, votre véhicule peut être immobilisé et 6 points du permis de conduire peuvent être retirés.
Des peines complémentaires peuvent être appliquées :
- suspension du permis de conduire pendant 3 ans maximum ;
- obligation de conduire avec un éthylotest antidémarrage.
Taux supérieur à 0,8 g/l de sang
Cette fois, il s’agit d’un délit. Votre permis de conduire peut-être retiré durant 72 h dans un premier temps. L’immobilisation du véhicule peut être demandée. De plus, 6 points du permis de conduire peuvent être retirés.
Mais cela ne s’arrête pas là. Vous risquez également les sanctions suivantes :
- une amende de 4 500 € ;
- une peine d’emprisonnement de 2 ans ;
- une suspension du permis de 3 ans et plus ;
- une annulation de permis de 3 ans maximum ;
- une peine d’intérêt général ;
- une peine de jours-amende ;
- une interdiction de conduire certains véhicules, même une voiture sans permis, pendant 5 ans et plus ;
- une obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière ;
- une obligation de conduire avec un éthylotest antidémarrage ;
- une confiscation du véhicule.
Récidive de conduite en état d’ivresse ?
La récidive d’alcool au volant est considérée comme un délit aggravé. Elle est caractérisée lorsque vous avez déjà été condamné pour conduite avec une alcoolémie supérieure à 0,8 g/l dans les 5 dernières années.
En cas de récidive, les sanctions peuvent être alourdies :
- amende maximale de 9 000 €,
- peine de prison jusqu’à 4 ans,
- annulation obligatoire du permis de conduire (avec interdiction de le repasser pendant 3 ans max),
- interdiction de conduire certains véhicules, y compris sans permis, pendant jusqu’à 5 ans,
- obligation de stage de sensibilisation à la sécurité routière (à vos frais),
- confiscation automatique du véhicule, sauf s’il ne vous appartient pas,
- obligation de conduire avec un Éthylotest Antidémarrage (EAD) pendant 2 à 5 ans.
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