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Que faire en cas de difficultés de remboursement d'un crédit à la consommation ?
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Comment bien rédiger une lettre en cas de difficultés de paiement d’un crédit ?
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Que se passe-t-il après l'envoi de la lettre ?
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Quelles sont les conséquences d'un impayé non traité ?
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Questions fréquentes sur la lettre en cas de difficultés de paiement de crédit
Écrit par Cloé MAGISTER .
Mis à jour le
26 août 2026 .
Temps de lecture :
8 min
En cas de difficultés de paiement de crédit, l'envoi d'une lettre permet d'informer votre organisme prêteur de votre situation financière et de demander un aménagement de vos échéances. Envoyée rapidement et avec les bonnes informations, elle peut faciliter l’examen de votre demande de délai de paiement, de report de mensualités ou de toute autre solution adaptée à votre situation.
Que doit contenir cette lettre ? Quand l'envoyer ? Quelles autres démarches entreprendre si vous ne pouvez plus rembourser votre crédit à la consommation ? Meilleurtaux vous livre son modèle de lettre et vous explique les étapes à suivre et les solutions à votre portée pour faire face à des difficultés de remboursement.
Bon à savoir
- Prévenez votre prêteur dès les premières difficultés de remboursement, de préférence avant qu'une échéance ne soit impayée.
- Envoyez une lettre recommandée pour demander un report, un rééchelonnement ou une baisse temporaire des mensualités.
- Joignez tous les justificatifs de revenus, de charges et de crédits en cours pour appuyer votre demande.
- Un aménagement de crédit peut augmenter le coût total du financement en allongeant la durée de remboursement.
- En cas de refus, vous pouvez vérifier si votre assurance emprunteur couvre la situation, saisir le juge des contentieux de la protection ou déposer un dossier de surendettement.
Que faire en cas de difficultés de remboursement d'un crédit à la consommation ?
Contacter son prêteur avant le premier impayé
De préférence, expliquez vos difficultés de paiement sans attendre les premiers impayés, et formulez une demande d'aménagement adaptée à votre capacité de remboursement.
Cette demande peut être faite par courrier recommandé avec avis de réception, de préférence, pour la traçabilité.
Modèle de lettre en cas de difficultés de paiement d’un crédit
Cette lettre permet :
- d'expliquer votre situation,
- de conserver une trace écrite de votre démarche,
- de demander une suspension du remboursement,
- de demander une renégociation du prêt,
- de demander un report de mensualités,
- de demander une baisse temporaire des mensualités,
- de demander un rééchelonnement,
- de demander une prolongation de la durée du crédit.
Voici un modèle sur lequel vous pouvez vous appuyer :
Expéditeur :
[Prénom et nom de l’emprunteur]
[Adresse]
[Code postal - Ville]
Destinataire :
[Nom de l’organisme prêteur]
[Adresse]
[Code postal - Ville]
Fait à [Lieu], le [Date]
Référence du contrat de crédit : [Numéro du contrat]
Objet : Demande d'aménagement des échéances de mon crédit à la consommation (lettre recommandée avec avis de réception)
Madame, Monsieur,
Le [Date], j'ai souscrit auprès de votre établissement un crédit à la consommation d'un montant de [...] euros.
Je rencontre actuellement des difficultés financières en raison de [préciser la situation : perte d'emploi, baisse de revenus, longue maladie, séparation, etc.], qui ne me permettent plus d'assurer le paiement de mes échéances dans les conditions prévues par le contrat.
Souhaitant trouver une solution amiable, je sollicite un aménagement de mon crédit. Je vous demande de bien vouloir étudier la possibilité d'un report de mes échéances, d'un rééchelonnement de mes remboursements ou de toute autre solution adaptée à ma situation.
Vous trouverez ci-joint les justificatifs attestant de mes difficultés financières.
Dans l'attente de votre retour, je vous remercie par avance de l'attention portée à ma demande et vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
[Prénom et nom de l’emprunteur]
[Signature]
Ce modèle de lettre est à adapter en fonction de votre situation : perte d'emploi, baisse de revenus, maladie, séparation ou tout autre événement ayant un impact sur votre capacité de remboursement. Joignez également les justificatifs utiles pour appuyer votre demande.
Comment bien rédiger une lettre en cas de difficultés de paiement d’un crédit ?
Les informations à inclure dans le courrier
En cas de difficultés de remboursement d’un crédit, une demande de report, de réduction de mensualités, de rééchelonnement ou de prolongation de la durée doit être claire, factuelle et suffisamment précise pour permettre à l’organisme prêteur d'étudier votre situation.
Pour son bon traitement, votre lettre doit mentionner :
- vos coordonnées,
- la référence du contrat de crédit,
- le montant emprunté,
- l'origine de vos difficultés financières (perte d'emploi, baisse de revenus, maladie, séparation, etc.),
- la solution privilégiée : report de mensualités, baisse temporaire des mensualités, rééchelonnement ou prolongation de la durée du crédit.
Les justificatifs à joindre
Joignez tous les documents permettant de justifier votre situation financière afin d'appuyer votre demande.
Il peut s'agir de justificatifs de revenus (bulletins de salaire, justificatifs d’allocations, avis d'imposition, etc.), de vos charges courantes (loyer, crédits, pensions, factures) et des remboursements de crédits en cours.
Plus votre dossier est complet, plus l’organisme dispose d'éléments pour évaluer votre demande.
Que se passe-t-il après l'envoi de la lettre ?
L'établissement prêteur n'est pas légalement tenu de répondre favorablement à votre demande d'aménagement. Il peut donc la refuser ou l’accepter selon les conditions prévues par le contrat. Selon la solution retenue et les conditions contractuelles, l’aménagement peut entraîner un coût supplémentaire.
Avant d'envoyer votre courrier, vérifiez donc les options de modulation incluses dans votre offre de crédit : certains contrats autorisent la baisse ou la hausse des mensualités, prévoient des délais de paiement, ainsi que la suspension temporaire des échéances.
Attention toutefois : le report ou la réduction des mensualités peut augmenter le coût total du crédit. En allongeant la durée de remboursement, vous payez en effet des intérêts sur une période plus longue, ce qui impacte le montant global du financement.
Bon à savoir
- Demandez systématiquement à votre conseiller bancaire une simulation avant d'accepter un report ou un rééchelonnement. Vous pourrez comparer le nouveau montant des mensualités, la durée de remboursement et le coût total du crédit en toute connaissance de cause avant de prendre votre décision.
En cas d'accord du prêteur
Si votre demande est acceptée, le prêteur vous communique les nouvelles modalités de remboursement et, selon la nature de l’aménagement, peut formaliser celui-ci par un avenant au contrat.
Les nouvelles modalités de remboursement s'appliquent ensuite selon la solution retenue : report d'échéances, rééchelonnement, prolongation de la durée du crédit, ou modulation des mensualités.
En cas de refus
Un refus de la part de l’établissement prêteur ne signifie pas que vous n'avez plus de recours pour faire face à des difficultés de paiement de votre crédit. Plusieurs solutions restent envisageables.
Vérifier si l'assurance emprunteur peut prendre le relais
Si votre crédit à la consommation est couvert par une assurance emprunteur, certaines garanties peuvent prendre en charge tout ou partie des mensualités en cas de maladie, d'invalidité ou de perte d'emploi, selon les conditions du contrat.
Bon à savoir
- Déclarez votre situation à l'assureur dès les premières difficultés rencontrées, si celles-ci sont liées à un événement couvert par votre contrat.
- Certains contrats imposent en effet un délai de déclaration. Si celui-ci est dépassé, vous risquez de perdre le bénéfice de la prise en charge des mensualités prévue par votre assurance emprunteur.
Demander un délai de paiement au juge
En l'absence d'accord avec le prêteur, vous pouvez saisir le juge des contentieux de la protection. En application de l'article L314-20 du Code de la consommation, le juge peut suspendre l'exécution de vos obligations dans les conditions prévues par l'article 1343-5 du Code civil. Il peut notamment :
- suspendre l'exécution de vos obligations pendant un délai de grâce ;
- décider que, durant cette période, les sommes dues ne produiront pas d'intérêts ;
- déterminer les modalités de paiement des sommes qui seront exigibles à l'issue de la suspension, sans que le dernier versement puisse intervenir plus de deux ans après le terme initialement prévu pour le remboursement du prêt.
Déposer un dossier de surendettement si les difficultés sont durables
Lorsque les difficultés de remboursement sont importantes et durables, vous pouvez déposer gratuitement un dossier de surendettement auprès de la Banque de France.
Cette procédure permet d'étudier votre situation et, si elle est recevable, de mettre en place des mesures adaptées pour réorganiser le remboursement de vos dettes.
Quelles sont les conséquences d'un impayé non traité ?
Un impayé de crédit peut entraîner différentes conséquences.
Quel que soit le stade du recouvrement (amiable, contentieux ou judiciaire), le prêteur peut vous contacter directement par courrier, e-mail, SMS ou téléphone. Il peut également confier cette démarche à un tiers, comme une société de recouvrement ou un commissaire de justice (anciennement huissier).
Plus la situation perdure, plus les conséquences financières et juridiques peuvent être importantes.
L'inscription au FICP
Si les difficultés de remboursement persistent, le prêteur peut vous inscrire au Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP), géré par la Banque de France. Le cas échéant, il doit vous en avertir.
Cette inscription peut intervenir notamment en cas de :
- non-paiement de deux mensualités consécutives,
- retard de plus de 60 jours pour une échéance non mensuelle,
- découvert bancaire d'au moins 500 euros non régularisé dans les 60 jours suivant une mise en demeure,
- non-remboursement des sommes dues après mise en demeure.
L'inscription au FICP complique l'accès à un nouveau crédit pendant la durée de l'incident, jusqu'à sa régularisation ou à l'expiration du délai prévu par la Banque de France (5 ans en cas d’incident de remboursement de crédit et selon durée de la procédure en situation de surendettement).
Les frais et pénalités de retard
En cas d'impayé, le prêteur peut accepter un report d'échéances, mais celui-ci peut être assorti de frais. L'établissement peut notamment demander le paiement des intérêts échus mais non réglés, auxquels s'ajoutent des intérêts de retard calculés au taux du prêt, ainsi qu'une indemnité correspondant à 4% des échéances reportées.
Si la situation s'aggrave et que le prêteur prononce la déchéance du terme, il peut exiger le remboursement immédiat de l'intégralité du capital restant dû. À cette somme s'ajoutent les intérêts échus, les intérêts de retard et une indemnité de 8% du capital restant dû à la date de la défaillance.
En l'absence de paiement, le prêteur peut engager une procédure judiciaire afin d'obtenir le recouvrement des sommes qui lui sont dues.
Questions fréquentes sur la lettre en cas de difficultés de paiement de crédit
Le rachat de crédit est-il une solution quand les difficultés sont déjà installées ?
Oui, le rachat de crédit peut permettre de regrouper plusieurs prêts en une seule mensualité plus faible afin de rééquilibrer votre budget lorsque les remboursements deviennent trop importants.
En contrepartie, la durée de remboursement est souvent allongée, ce qui augmente le coût total du crédit. Mieux vaut toutefois envisager cette solution avant d’y être contraint, de sorte à présenter le meilleur profil d’emprunteur.
Un crédit affecté (auto, travaux) peut-il être suspendu sans annuler l'achat sous-jacent ?
Oui, un crédit affecté peut faire l'objet d'un report ou d'un rééchelonnement si le prêteur l'accepte ou si le juge accorde un délai de paiement. Cette suspension ne remet alors pas en cause l'achat du bien financé.
Que devient l'assurance emprunteur en cas de difficultés de remboursement ?
Si vos difficultés sont liées à un risque couvert par le contrat, l'assurance emprunteur peut prendre en charge tout ou partie des mensualités. Vous devez cependant déclarer rapidement votre situation et respecter les délais prévus par le contrat.
Peut-on négocier ses dettes avec plusieurs créanciers en même temps ?
Oui, vous pouvez contacter chaque établissement pour demander un aménagement de vos remboursements. Si vous avez plusieurs crédits, le rachat de crédits ou la procédure de surendettement peuvent également être envisagés selon votre situation.
La procédure de surendettement empêche-t-elle définitivement d'emprunter à nouveau ?
Non, la procédure de surendettement n'interdit pas définitivement de souscrire un nouveau crédit. Une fois les mesures terminées et l'inscription au FICP levée (5 ans maximum pour un incident de remboursement, parfois plus pour le surendettement), il est de nouveau possible d'emprunter si votre situation financière le permet.
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