Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
30 juillet 2026 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Alors que les feux touchent la Gironde et les Landes, des séjours sont annulés ou reportés. Selon les situations (évacuation, forfait, réservation séparée), les règles de remboursement diffèrent.
- En cas d’évacuation ou d’annulation par le propriétaire, le séjour doit être remboursé (totalement ou au prorata).
- Pour un voyage à forfait, l’annulation d’une prestation peut ouvrir droit au remboursement.
- Avec des réservations séparées, chaque prestataire n’est responsable que de sa prestation.
- Si vous annulez vous-même un séjour encore ouvert, le remboursement n’est pas automatique.
- Vérifiez contrats et assurances (annulation, carte bancaire, habitation), surtout en cas de biens endommagés.
Les incendies en cours en Gironde et dans les Landes bouleversent les départs en vacances. Des voyageurs renoncent à venir, tandis que certains hébergements ferment ou deviennent inaccessibles.
Dimanche 26 juillet, la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a appelé les touristes à « ne pas venir rejoindre la Gironde tant que le feu n'est pas fixé ».
De son côté, la SNCF recommande aussi de « reporter vos déplacements en train prévus jusqu'au vendredi 31 juillet inclus » vers les zones touchées. Les billets peuvent être échangés ou remboursés sans frais.
Reste une question centrale pour les vacanciers : le remboursement d’un séjour dépend-il de qui annule et du type de réservation ? L’Institut national de la consommation (INC) distingue plusieurs cas.
Quand l’hébergement ou l’organisateur annule
Si votre lieu de séjour ferme parce qu’il est visé par un ordre d’évacuation, ou si le propriétaire met fin à la réservation, le vacancier doit être remboursé : en totalité ou au prorata des nuits non effectuées.
Le remboursement est également prévu si vous avez acheté un voyage à forfait (au moins deux prestations touristiques achetées ensemble, par exemple avion + hôtel) auprès d’une agence, dès lors que l’une des prestations est annulée.
À l’inverse, lorsque les prestations ont été réservées séparément, la logique est différente. L’INC rappelle que « chaque prestataire n'est responsable que de sa propre exécution »: si l’hôtel ferme mais que les vols sont maintenus, vous ne pouvez pas demander à la compagnie aérienne de rembourser le billet d’avion.
Quand le vacancier souhaite annuler lui-même
La situation est plus délicate si le voyageur renonce à partir, par exemple vers une zone proche des incendies mais sans obligation d’évacuation. Dans ce cas, il est conseillé de chercher d’abord une solution amiable (report, annulation négociée) avec le propriétaire ou le loueur.
Pour un forfait, « vous pouvez annuler votre séjour directement auprès de votre agence de voyages (des frais d'annulation peuvent vous être imputés, à condition d'être prévus au contrat, appropriés et justifiables), notamment si vous craignez que votre lieu de séjour soit touché » explique l'Institut national de la consommation (INC).
En dehors de ce cadre, si l’hébergement reste ouvert, l’INC précise que « le professionnel ne se trouve pas dans l'obligation de vous rembourser si vous décidez de votre propre chef d'annuler votre séjour. » Un geste commercial peut être proposé, mais il n’est pas imposable.
Dans tous les cas, mieux vaut relire les conditions d’annulation du contrat et vérifier les assurances dont vous disposez (annulation voyage, garanties liées à la carte bancaire, assurance habitation…).
Enfin, en cas de dommages sur vos biens sur le lieu de vacances, une indemnisation peut relever de l’assurance habitation, si le contrat le prévoit.
Aides annoncées par certains assureurs
Plusieurs assureurs ont communiqué sur des dispositifs exceptionnels. Crédit Agricole Assurances indique ainsi une aide d’urgence de 250 euros par adulte et 100 euros par enfant pour les assurés MRH en villégiature ayant perdu leurs effets personnels dans l’incendie.
La Macif prévoit, pour les sociétaires en vacances, la prise en charge d’une nuit de relogement (sur justificatif), que ce soit en résidence secondaire ou dans une autre location. La mesure s’applique aussi quand le logement n’est pas endommagé mais devient inaccessible à cause des périmètres évacués.