La hausse du prix du gaz va affecter le prix d’une crémation en France

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Le gaz devient de plus en plus cher en France, ce qui affecte différents secteurs, dont la crémation. Le site Meilleures Pompes Funèbres (MPF) prévoit une hausse de 35 % sur le coût de cette prestation dès 2023. Frédérique Plaisant sollicite l’intervention de l’État. Elle attend aussi un geste de la part des fournisseurs d’énergie vis-à-vis des crématoriums.

La crémation a toujours coûté moins cher qu’un enterrement, mais plus pour longtemps. Le gaz est le combustible utilisé en France lors de ce processus. Cette énergie pèse entre 15 % à 25 % de la somme due lors de ce rite funéraire. Le coût du gaz qui continue sa flambée, affecte ainsi les crématoriums. Les agences de pompes funèbres vont augmenter les tarifs dès 2023, ce qui conditionnera le choix du rite funéraire. Frédérique Plaisant, présidente de la Fédération française de crémation, craint pour l’égalité citoyenne lors du décès. Chacun devrait décider librement de la manière dont il souhaite être honoré après son décès.

Des prix différents pour chaque cas

Le coût d’une crémation a augmenté de manière assez régulière ces dernières années. Il est passé de 605 à 675 euros de 2017 à 2022. Le MPF estime la moyenne du coût d’une crémation à 911 euros pour 2023. Le nouveau prix ne sera toutefois pas le même partout. Les communes auront un rôle à jouer.

La gestion du crématorium d’une collectivité locale peut être effectuée directement ou par un autre prestataire. Les communes peuvent aussi affranchir les crématoriums privés pour alléger les coûts. La subvention des crémations est également une alternative. Face à la hausse des prix, même si le coût reste indéterminé, il est important d’avoir une bonne assurance obsèques.

Advitam, la start-up funéraire, parle d’une probabilité de hausse de 30 %. Le groupe Funecap, quant à lui, ne souhaite pas se prononcer sur un chiffre, mais confirme des changements de tarifs prochainement. Quoi qu’il en soit, il prévoit de s’organiser pour consommer moins d’énergie. La hausse du gaz aura ainsi un impact moindre sur les tarifs de la crémation.

Des prises de décision nécessaires

Le prix du gaz en octobre 2022 a pratiquement doublé par rapport à janvier de la même année. Le chiffre est également sept fois plus important par rapport au début de l’année 2021. Le directeur du réseau Funéplus, Antony Fallourd, craint que les établissements funéraires ne soient assimilés à des profiteurs.

Celui qui a mené l’étude de MPF, Charles Simpson, rapporte que les prix seront différents pour chaque acteur du secteur. Les grandes enseignes peuvent, par exemple, négocier des tarifs d’énergie plus avantageux. Frédérique Plaisant, se soucie davantage de l’impact sur les familles endeuillées. Elle explique que le tarif ne doit pas conditionner le choix du rite.

Le MPF précise que la part des crémations est plus importante chaque année. Elle est passée de 32 % des obsèques à 42 % maintenant.

Frédérique Plaisant compte solliciter le Comité national d'éthique du funéraire (CNEF) pour trouver une solution. Le recours à l’inhumation ou à la crémation doit être un choix personnel.


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