Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
7 septembre 2023 .
Temps de lecture :
5 min

Que signifie « e-réputation » ?
L’e-réputation peut être définie comme l’image renvoyée sur internet d’une personne, physique ou morale ou d’une marque, d’un produit ou service. Cette notoriété numérique peut être véhiculée par l’individu ou la marque, ou subie, du fait de contenus diffusés, ou des commentaires et avis laissés par les internautes et les médias sur les sites corporate, les blogs, les forums de discussion, les réseaux sociaux, les plateformes de partage d’images et de vidéos et autres espaces communautaires.
Cette réputation en ligne peut avoir des impacts positifs ou négatifs pour la personne ou l’entité. Aujourd’hui, la cyber-réputation représente une composante essentielle de l’image et la réputation l’image globale de l’entreprise.
À quoi sert l’assurance e-réputation ?
L’assurance e-réputation permet de protéger un individu ou une marque face à une cyberviolence. Les prestations varient suivant les compagnies, mais on retrouve généralement :
- la protection juridique si des poursuites sont engagées,
- la « remise en état » de l’image numérique par une agence spécialisée,
- ainsi qu’un soutien psychologique.
La plupart des assureurs proposent des formules de protection de e-réputation, commercialisées séparément ou en complément de contrats courants comme l’assurance multirisque habitation ou professionnelle, l’assurance scolaire, etc.
La comparaison des différentes propositions disponibles sur le marché s’impose pour trouver celle qui s’adapte le mieux aux besoins de chaque personne et de sa famille. Des comparateurs d'assurances sont accessibles en ligne pour simplifier et accélérer cette mise en concurrence des offres.
Quels sont les risques liés à une e-réputation négative ou dégradée ?
Les enjeux de la web-réputation sont importants, car les données sont accessibles de tous, à travers le monde, et se démultiplient à l’infini.
Il est d’ailleurs impossible de maîtriser totalement sa e-réputation puisqu’à l’intérieur des flux continus d’informations qui circulent à travers le cyberespace, et qui construisent l’image numérique, une bonne partie échappe à celui ou celle qui est directement concerné (e). Avec la vitesse de diffusion et de propagation, il est difficile de les stopper.
Pour limiter les conséquences des atteintes portées à sa e-réputation ou les éviter, il est essentiel de connaître les différentes formes d’attaques.
Contre une personne
- Publication de contenus diffamants, incluant les propos injurieux, dénigrants et mensongers (tweets, articles…).
- Publication de contenus compromettants (photos, vidéos, courriers, etc.) concernant une personne ou ses proches.
- Vol de données personnelles afin d’escroquer leur propriétaire ou des tiers ou diffamer la personne dont l’identité a été usurpée.
Contre une entreprise
- Publication de contenus malveillants, incluant les propos calomnieux.
- Campagne de publication massive d’avis négatifs.
- Divulgation de données confidentielles d’une entreprise.
- Atteinte à la vie privée du dirigeant.
Les préjudices causés par une mauvaise réputation sur Internet peuvent en effet être très importants pour la personne (frein dans la carrière/perte d’emploi/opportunité professionnelle manquée, problèmes familiaux, dépression, suicide) ou l’entreprise (baisse de l’activité et des revenus, ruptures de contrats avec les clients/fournisseurs/partenaires, chute du cours des actions en Bourse, difficultés à recruter, etc.) dont la réputation a été entachée.
Quels types de protection offre une assurance e-réputation ?
Pour protéger leur réputation sur Internet, les particuliers et entreprises ont le choix des offres auprès des assureurs. Plusieurs garanties peuvent être incluses : La protection juridique, la protection en cas d'usurpation d'identité, l'accompagnement pour les victimes de piratage informatique et le nettoyage des données malveillantes par un spécialiste
Protection juridique
La compagnie met à la disposition de son client les moyens juridiques lui permettant d’engager une action contre la (les) personne (s) malintentionnée (s) à l’origine des publications préjudiciables devant les instances concernées. Il rembourse en outre les frais engagés par l’assuré pour se défendre.
Mais la couverture de l’assureur dans l’éventualité d’une procédure judiciaire comporte plusieurs limites :
- l’assureur conditionne le remboursement des dépenses au caractère « opportun » (selon ses propres critères) de l’action engagée par l’assuré ;
- l’assuré doit déposer officiellement plainte, ce qui peut s’avérer complexe dans le cas d’une atteinte à la vie privée (action civile) à l’inverse de diffamation et l’injure (infractions pénales) ;
- l’assureur fixe des plafonds annuels pour le montant de la réparation du dommage subi, ainsi que pour chaque type de prestation ;
- le remboursement des dépenses engagées dans une action en justice n’intervient qu’après la décision définitive, laquelle n’est parfois rendue que plusieurs années après le début de l’affaire.
Nettoyage des données malveillantes par un spécialiste
Un prestataire spécialisé qui procède au :
- « Nettoyage » des données ou liens préjudiciables en demandant leur suppression à l’éditeur ou à l’hébergeur du site web litigieux.
- « Noyage » des données en créant des contenus référencés visant à générer des flux positifs et limiter la visibilité de ceux qui portent atteinte à la réputation du client. Néanmoins, si elles disparaissent des premières pages des moteurs de recherche, et sont donc moins aisément accessibles, ces données restent disponibles sur Internet. Une veille permanente s’avère indispensable pour éviter que les données ne refassent surface.
La prise en charge de l’assureur comporte cependant des limites et exclusions. C’est le cas :
- des informations (contenus, commentaires laissés sur un forum de discussion, etc.) émanant de l’assuré lui-même ;
- des critiques négatives des consommateurs concernant les produits ou les services de l’assuré ;
- des contenus diffusés par voie de presse.
Par ailleurs, dans le cadre d’un « nettoyage », l’assureur a une obligation de moyens et non de résultat, car effacer des données malveillantes sur Internet n’est pas toujours possible.
Enfin, le montant remboursé sur le total de la facture de l’agence de e-réputation est plafonné. Généralement, la limite annuelle par litige est fixée à 5 000 euros, une somme parfois insuffisante pour permettre à ce professionnel de mettre en œuvre des mesures vraiment efficaces.