À cause de la Covid-19, les locations de courte durée sont boudées par les investisseurs

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Face à la crise sanitaire qui est encore loin d’avoir trouvé son épilogue, les investisseurs en locatif revoient leur stratégie pour limiter les pertes. Pour le moment, les locations saisonnières ne font pas vraiment recette, avec une activité touristique au ralenti, voire à l’arrêt. Du coup, ces derniers préfèrent plutôt se rabattre sur une location plus classique.

Des difficultés à honorer leurs échéances de prêt immobilier

Ces dernières années, les taux d’intérêt des prêts immobiliers avaient enregistré une baisse continue, pour atteindre des planchers historiques. Cette faiblesse du coût du crédit avait encouragé les ménages français à investir dans la pierre, si bien que le marché immobilier avait connu une année 2019 particulièrement faste. Malheureusement pour les investisseurs, la crise sanitaire était passée par là et avait cassé cette dynamique en 2020.

Important Les loueurs de meublés de tourisme ont été les plus durement touchés par la crise. Avec la fermeture des frontières, l’arrivée des touristes et des voyageurs d’affaires a été mise en stand-by, ce qui signifiait que les immeubles loués à cet effet étaient restés vacants pendant plusieurs mois.

Or, il faudra bien penser à rembourser le prêt immobilier obtenu pour le financement du projet (moyen choisi par 56 % des investisseurs). Si les touristes ne reviennent pas dans l’immédiat, la seule alternative qui s’offre aux investisseurs est de basculer vers la location longue durée, autrement dit celle du résidentiel.

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Une situation plus critique à Paris qu’en province

Sans grande surprise, la crise de la location saisonnière touristique se fait davantage ressentir dans la capitale, qui est la destination presque incontournable pour les touristes venus visiter l’Hexagone. Outre le tourisme, Paris est également un haut lieu des voyages d’affaires, mais comme tous les autres, ce secteur aussi a dû observer une trêve pendant la crise.

Les bailleurs de la capitale (et ceux de la région Ile-de-France) ont été plus réactifs que ceux des provinces.

D’après les résultats d’une étude récente qui concerne 348 propriétaires à travers la France, 12 % des propriétaires en région parisienne ont déjà retiré leur bien du marché de la location saisonnière au profit de l’habitation, faute de recettes satisfaisantes. Le pourcentage tombe à 6 % chez les loueurs en province.

Important Si la crise sanitaire et économique perdure, le marché de la location saisonnière risque de ne pas s’en relever.

Toujours selon ladite enquête, 73 % des propriétaires sondés envisagent sérieusement la reconversion vers la location résidentielle, 23 % ont tout simplement retiré leur bien du marché de la location en général et 6 % ont préféré s’en séparer.


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