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A la Banque de France, le taux d’endettement élevé passe mal

Taux endettement banque de france

Lundi 24 juin, la Banque de France a rendu son rapport semestriel sur les risques encourus par le système financier français. L’institution française met pour la première fois en exergue l’endettement comme risque numéro 1 pour les finances du pays. Un risque assorti d’une « perspective en hausse » qui confirme l’envolée des emprunts grâce aux taux bas, mais qui n’est pas sans conséquences à moyen terme.


Un rythme d’endettement très soutenu

Depuis deux ans, l’endettement des Français est à son maximum. Il faut dire que les taux bas permettent de compenser une incessante hausse des prix, et encouragent les ménages à emprunter, pour investir ou pour devenir eux-mêmes propriétaires. Et le phénomène est également soutenu par les banques qui assouplissent de plus en plus les conditions d’octroi de crédit… Pour rappel, le taux d'endettement maximum autorisé par les banques est de 33%.

Les entreprises n’échappent pas non plus à cette conjoncture exceptionnelle : elles s’endettent également à haut prix pour subvenir à leur croissance.

Ainsi, le secteur privé est à un niveau d’endettement jamais vu : 3,112 milliards d’euros fin 2018 en France, soit 132,3% du PIB.

Un chiffre impressionnant qui a augmenté de 45 points depuis le début des années 2000 !

C’est pourquoi, pour la première fois, l’endettement est considéré comme le risque principal actuel pour le système financier français par la Banque de France, qui appelle à la vigilance. Car les conséquences du rythme effréné des emprunts ne sont pas sans gravité.

La soutenabilité de l’endettement croissant interrogée

Face à ces chiffres impressionnants, la soutenabilité des prêts est remise en question par l’institution financière, à la fois pour les entreprises et les ménages : sont-ils en mesure d’endosser véritablement leurs dettes et de les éponger si besoin ?

En effet, la hausse incessante favorise une fragilisation macroéconomique et affaiblit également les capacités de résistance de l’économie française. Pour les entreprises notamment, la hausse du crédit peut provoquer une hausse du risque de défaut et des difficultés de refinancement en cas de choc macro-économique. S’il est nécessaire pour elles d’investir, elles ne doivent cependant pas omettre le remboursement en capital de leurs dettes.

Les ménages ne sont pas épargnés : ¼ d’entre eux reçoivent des crédits alors qu’ils sont déjà à un niveau d’endettement maximal, intérêts et remboursements compris.

C’est pourquoi, si il était en deuxième position en décembre 2018, l’endettement est devenu l’ennemi numéro 1 de la Banque de France en juin 2019.

L’Etat pourra-t-il amortir la dette ?

Habituellement, les ressources publiques sont suffisantes pour amortir les potentiels chocs économiques et financiers, mais aujourd’hui elles sont limitées et posent une seconde question, à savoir si l’Etat pourra suffisamment mobiliser ses ressources en cas de difficultés.

En effet, depuis la crise de 2008, l’accumulation des déficits n’aide pas l’Etat français, et limite sa capacité à amortir les futurs chocs. D’autant plus que les risques encourus par notre système financier sont complétés par la Banque de France et prévus « à la hausse » pour les 6 prochains mois.

De quoi encourager l’institution financière à prendre des mesures strictes si le phénomène continue. Le rapport n’a d’ailleurs pas exclu de brusques corrections s’il le fallait.

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