Les tarifications abusives sont toujours appliquées par les syndics de copropriété

Abus tarifaire des syndics de copropriété

Les grands syndics de propriétés appliquent toujours des tarifications abusives selon l'UFC-Que Choisir et l'Association des responsables de copropriété (ARC). Dans leur dernier observatoire annuel, ces deux organisations dénoncent les pratiques de ces gestionnaires qui détournent souvent allègrement les lois.

Les abus continuent de la part des syndics de copropriété

L'étude de plusieurs contrats de syndics de copropriété a permis à l'UFC-Que Choisir et à l'ARC de conclure qu'ils continuaient toujours à appliquer des tarifications abusives. Dans leur observatoire, ces deux organisations énumèrent certaines pratiques qui vont à l'encontre de l'intérêt des copropriétaires. Les syndics continuent en effet à effectuer « une présentation artificieuse des forfaits », à pratiquer « des prix excessifs sur les prestations particulières » ou encore à insérer nombre de clauses abusives dans leurs contrats. Par ailleurs, ils exigent de se faire payer à chaque fois qu'ils doivent assister aux Assemblées générales qui ne se déroulent pas pendant les heures ouvrées.

Pour conclure, le rapport indique que le résultat était aussi désolant, et même plus affligeant que l'année dernière. L'UFC-Que Choisir et l'ARC en appellent donc à la DGCCRF et lui demandent de se saisir de certains cas, tellement les abus sont flagrants.

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ALUR, une loi qui semble impuissante face aux dérives des syndics

En définitive, les syndics n'ont pas changé leur manière d'agir malgré la promulgation de la loi ALUR qui visait également à mieux encadrer leur activité.

Le texte prévoit en effet la création d'un compte séparé par copropriété afin d'assurer une gestion transparente et meilleure de la comptabilité. Par ailleurs, les décrets d'application tardent toujours à paraître, alors que les syndics tarifent toujours les copropriétés avec un surcoût de 20 % à 29 % par rapport au compte unique. L'UFC-Que Choisir et l'ARC redoutent néanmoins que ces syndics ne se fassent encore plus largement payer pour la création d'un compte unique.

Dans le cas de travaux exceptionnels, la loi ALUR défend également que les syndics perçoivent une rémunération calculée en pourcentage sur le montant de ces travaux. Dans la pratique, ils continuent néanmoins à se faire payer largement, leur cachet pouvant aller jusqu'à 7,8 % de la facture totale.


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