Pouvoir d’achat 2019 : la hausse de 1,5 % remise en cause par les économistes

Hausse du pouvoir achat 2019 remise en cause économiste

Alors que le mouvement des Gilets jaunes se poursuit, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a récemment annoncé une croissance supérieure de 1,5 % du pouvoir d’achat des Français en 2019. Mais ce pic jamais observé depuis douze ans cache des disparités importantes et dépend en grande partie de l’inflation. D’après certains économistes, l’amélioration pourrait donc ne pas profiter à tous.

Des mesures pour l’amélioration du pouvoir d’achat des Français

Concernant la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune et son remplacement par l’impôt sur la fortune immobilière, l’impact est moindre. En effet, en soustrayant les 358 000 contribuables assujettis à l’ISF des 120 000 ménages redevables de l’IFI, seulement 238 000 ménages bénéficient pleinement de la réforme.

De leur côté, les foyers moins aisés aussi devraient bénéficier des mesures décidées en fin d’année par le Président :

  • revalorisation de la prime d’activité,
  • annulation de la hausse de la CSG pour ceux dont la pension de retraite mensuelle est inférieure à 2 000 euros,
  • défiscalisation totale (prélèvements sociaux y compris) des heures supplémentaires.

François Villeroy de Galhau anticipe en conséquence un impact positif de l’ordre de 0,1 à 0,2 point de PIB sur l’activité de l’exercice en cours. En outre, Les Échos mise sur une augmentation d’environ 2,4 % du salaire moyen individuel à l’horizon 2020, ce mouvement étant lié à celle de la productivité par employé.

Important L’inflation en repli, qui pourrait descendre à 1 % en fin de semestre d’après l’Insee, joue également un rôle dans le gain de pouvoir d’achat, de même que la baisse des prix du pétrole.

Le mode de calcul de l’inflation décrié par les économistes

Seulement, les statistiques publiées par l’organisme, ainsi que ses méthodes de calcul, ne font pas l’unanimité auprès des économistes.

Important Ils lui reprochent notamment l’exclusion de l’indice des prix à la consommation (IDC) du coût du prêt à la consommation, dont les encours atteignent pourtant des sommets.

À la fin du 1er trimestre 2018, la dette des Français équivalait à 93 % du revenu disponible annuel, dont 80 % d’emprunt immobilier en plus des crédits personnels. De plus, l’achat d’un logement est exclu de l’indice des prix, l’Insee le considérant comme un placement et non comme une dépense de consommation. Pourtant, il s’agit d’un montant très élevé malgré des taux d’intérêt toujours très attractifs.

Et même pour les 42 % de Français locataires de résidence principale, seulement 6 % des loyers sont considérés, alors qu’il s’agit du premier poste de dépense des ménages.

Important Et cela, alors que la part des dépenses contraintes sur le revenu disponible, à 30 % en 2017, continue de croître, tirée par l’augmentation des coûts relatifs au logement, surtout dans les zones à forte tension immobilière (Paris, Lyon, Bordeaux…).

Enfin, pour limiter l’inflation, l’Insee applique « l’effet qualité » à près de 25 % des produits compris dans l’indice de prix, dont les produits technologiques, et ainsi, prend en compte un prix plus faible que celui affiché.

Ces différents mécanismes permettent à l’Institut d’annoncer un pouvoir d’achat en progression de 1,5 % pour 2019, un chiffre qui risque d’être très éloigné de la réalité de millions de Français.

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