Lancement sans services bancaires de Fidor en France

Lancement de fidor en france sans services bancaires

En 2016, BPCE rachetait la première des néobanques, l’Allemande Fidor. Mais rien ne se passe comme prévu. Le lancement dans l’Hexagone prévu pour la fin 2017 n’a finalement lieu qu’en juin 2018. De plus, celle qui devait concurrencer N26, Revolut ou Orange Bank est proposée dans une version allégée, sans services bancaires. D’après Le Monde, les difficultés financières de la jeune entreprise justifieraient ce choix.

Un lancement retardé sans promotion ni service bancaire

Afin de se positionner sur le marché de la banque digitale, BPCE s’est offert Fidor en juillet 2016. Créée à Munich en 2009, pionnière sur le segment des banques mobiles, celle-ci détenait une licence bancaire, ainsi qu’un portefeuille de 160 000 clients réguliers outre-Rhin, et présentait des comptes à l’équilibre. Elle devait donc, à partir de 2007, se battre contre N26, également d’origine allemande, la fintech britannique Revolut ou la filiale de l’opérateur télécom français Orange Bank.

Important Mais elle est finalement lancée en France avec plusieurs mois de retard, sans aucune promotion, et surtout, sans services bancaires.

Les clients ne disposent donc ni de compte ni de carte, mais se voient octroyer un accès à la plateforme communautaire qui fait la particularité du modèle économique de Fidor.

Un surcoût de 88 millions d’euros pour BCE

Le Monde vient de publier un article au sujet de cette acquisition. Le quotidien explique que les réticences du groupe bancaire français, qui englobe notamment les enseignes Caisse d’Épargne et Banque populaire, sont liées à un placement risqué effectué par les dirigeants de Fidor dans un portefeuille de crédits auto subprimes sur le marché britannique. Pour financer l’opération, qui visait à améliorer ses résultats, 130 millions d’euros ont été prélevés dans les dépôts des clients allemands.

Malheureusement pour BPCE, ce portefeuille s’est déprécié entre la signature de l’accord de cession et le transfert effectif de la propriété des titres. En conséquence, au lieu du prix initial convenu de 142 millions d’euros, la prise de contrôle de la néobanque a coûté un total de 230 millions d’euros au groupe français après deux recapitalisations.

Cette dépense imprévue a dissuadé BPCE de débourser davantage pour le développement de la marque en Europe, du moins en attendant les préconisations du cabinet de conseil Oliver Wyman, chargé de réfléchir à une stratégie pertinente.

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